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22 août 2019

Le retour de Genève Bélanger


Genève Bélanger a terminé 3e aux sélections nationales canadiennes en mars dernier pour ainsi confirmer sa place sur l’équipe nationale sénior. La patineuse originaire de Montréal revient de loin. Après un an sans brevet, elle décide à l’automne 2017 de partir s’entraîner à Calgary pendant plus d’un an. Selon ses dires, cette décision est probablement la meilleure qu'elle ait prise dans sa carrière.

Par Caroline Truchon
Photos par Sébastien Cadorette et collection personnelle Genève Bélanger

C’est à l’âge de 8 ans que Genève Bélanger commence le patinage de vitesse à l’aréna Saint-Michel. Elle et sa meilleure amie de l’époque, Camille De Serres-Rainville, passaient des journées entières à faire du patin à roues alignées dans la rue en essayant d’imiter la position de patineuse sur glace. Sa mère lui a alors proposé d’essayer le courte piste. C’est à l’hiver 2009, quand elle a gagné toutes les distances aux Jeux du Québec à Valleyfield, qu’elle réalise qu'elle veut devenir la meilleure, qu’elle veut aller aux Jeux olympiques: «Dès que j’entreprends quelque chose dans ma vie, j’y vais "all in". Je suis perfectionniste. Je ne fais pas quelque chose pour le faire à moitié.» Arrivée au centre national à temps partiel à l'âge de 14 ans et à temps plein à 17 ans, on peut croire que le personnel d’encadrement avait de belles ambitions pour Genève Bélanger. 


Au lendemain des sélections olympiques en septembre 2017, plus rien n’allait du côté de Bélanger: «J’avais besoin de changer d’air et j’avais l’impression qu’avec l’équipe ici à Montréal on avait essayé plusieurs types d’entraînement sans pouvoir trouver de réponse pour moi.» Changer d’air. La structure à Calgary est beaucoup moins rigide qu’à Montréal en plus de varier le type d’entraînement au lieu de ne faire que de la glace, comme des camps de vélo entre autres. Elle ajoute également qu’elle n’avait plus la flamme à Montréal: «Les gens croyaient moins en moi et je le sentais.» 

À son arrivé à Calgary à l’automne 2017, un physiologiste l’a évalué pendant deux semaines pour savoir et comprendre son corps. On a alors décidé quel type d’entraînement lui convenait le mieux : « J’en ai appris plus sur moi-même en un an à Calgary que toutes les autres années à Montréal». Après avoir accumulé dans son coffre tous ces outils, elle était prête à revenir à la maison en janvier 2019. Elle avait aussi trouvé l’amour dans l’Ouest canadien. Elle savait mieux où elle en était et avait des objectifs bien précis. Elle était maintenant plus confiante d’exprimer son opinion face aux entraîneurs. 

En mars dernier, tu as pris le 3e rang des sélections nationales pour ainsi t’assurer une place sur l’équipe sénior. Comment tu t’es senti ?
« Mon but c’était de me ressentir bien sur la glace, d’être fière de moi. Je ne le réalisais pas, c’était indescriptible. Pendant tellement d’années, je n’étais pas capable de battre certaines filles et la progression s’est faite quand même rapidement. J’ai eu de la difficulté à l’assimiler sur le moment, j’étais tellement heureuse. J’étais délivrée. Cela a confirmé que j’avais pris la bonne décision d’aller à Calgary. Si je n’y étais pas allé, je ne pense pas que je patinerais encore. »

Depuis quelques années, plusieurs patineuses ont fait des surentraînements, est-ce que ce serait à cause de la structure trop rigide selon toi?
«Les Pays-Bas, l’Italie et la Hongrie, ils n’ont même pas commencé à faire de la glace et nous on fait déjà de la vitesse. Je pense qu’il y a encore une adaptation à faire avec la nouvelle génération. Plein de choses changent, par rapport à la technologie par exemple, il faut toujours que tu t’adaptes et changes ta manière de faire, car il faut évoluer avec le temps. Je trouve qu’on a de la misère à s’adapter. On essaie trop de faire comme avant, parce que ça fonctionnait avant. Il faut commencer à être plus ouvert. Dans certains aspects, on commence à l’être un peu plus et je trouve ça vraiment encourageant, car ça veut dire que notre équipe nous écoute et veut aussi devenir meilleure. Par contre, c’est quelque chose qui ne se change pas du jour au lendemain. On le voit dans les résultats, on n'est plus aussi dominant que par le passé, il faut donc continuer d’innover et changer la mentalité. »

Quels sont tes objectifs pour la saison 2019-2020?
« Faire les coupes du monde. Ça me manque énormément. Depuis le début de l’été, c’est à ça que je pense tous les jours. Mon but est clair et précis. Tout peut arriver, mais c’est sûr que si je ne me classe pas, ça va être une grosse déception. En même temps, on est beaucoup de patineuses de haut calibre et ça va être une bonne bataille, mais j’espère être de retour sur le circuit international. »

Comment se passe l’entraînement cet été jusqu’à maintenant?
«Ça se passe très bien. On fait des cycles de trois semaines et une semaine de congé. Je trouve ça bien, car on a le temps de faire autre chose. J’ai eu l’opportunité de retourner à Calgary, faire des randonnées et être dans la nature. Après, j’étais prête pour retourner faire un autres trois semaines d’entraînements.  Frédéric, mon entraîneur, à très bien ajusté mon plan d’entraînement. Il me connaît depuis que j’ai 10 ans. Pendant le cycle de vitesse, on a continué à travailler plus en PAM et VAM pour la base qu’on travaillait beaucoup pendant l’été quand j’étais à Calgary, on a donc décidé de continuer dans cette voie. Je suis capable de prendre l’intensité à l’entraînement seulement quand j’ai une bonne base acquise. »

On peut donc s’attendre à de bons résultats de Genève cette saison. Quand je lui ai demandé si elle avait un mot de la fin, elle avait un mot pour tous ces patineurs ou athlètes, peu importe leur sport : « Ce n’est pas les mauvais résultats qui définissent ce que tu es dans la vie. Il faut en premier lieu que tu crois en toi et tant que tu crois en toi, il y a de l’espoir. Si tu es prêt à y mettre l’effort, tu peux tout accomplir. » En effet, la patineuse originaire de Montréal n’a jamais perdu espoir et elle est maintenant prête à tout accomplir durant cette saison 2019-2020.

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The return of Genève Bélanger

Back in March, Genève Bélanger finished 3rd at the Canadian selections in short track securing her spot on the national team and it was quite a comeback for the Montreal-born skater. In the Fall of 2017, Bélanger decided to go train in Calgary. It’s with confidence that she says it was the best decision of her career.

Original text by Caroline Truchon, translated by Carl Savard
Photos by Sébastien Cadorette and Genève Bélanger’s personnal collection

It’s at the age of eight, thanks to her best friend Camille De Serres-Rainville with whom she was imitating short track skaters on her inline skates in the streets, that young Genève stepped on the ice for the first time at the Saint-Michel arena. After winning all the distances at the 2009 Quebec’s games in Valleyfield it became clear for Bélanger that she wanted to become the best and go to the Olympics one day. “When I decide to do something, I go all in. I’m a perfectionist. I’m not taking half-measures.” Genève Bélanger, now twenty-two,  entered the closed circle of the Canadian team at the young age of fourteen years old on a part time schedule and was with the team full time at the age of seventeen. It’s easy to say that the Canadian program probably had huge expectations for her. 


Following the Olympic selections in September of 2017, things just didn’t feel right for Bélanger. “I needed something new. I had the feeling that with the team here in Montreal, I wasn’t able to get the answers I needed despite trying different type of training plans.” That fresh air was found out west. With a more open structure in Calgary, less ice and a more diverse training plan like cycling training camps, Bélanger found what she needed. But her feelings of wanting out of Montreal were deeper than just related to training plans: “I felt like people in Montreal didn’t believe in me as much as they used to.” 

When she arrived in Calgary in 2017, a physiologist spent two weeks evaluating her condition to find out what her body needed. A specific training plan was built to use her strength and work on her weakness. “I learned more about myself in one year in Calgary compared to all the years I had been training in Montreal.” After reconnecting with herself, finding ove and gathering the tools she needed to step it up, Bélanger was ready to come back home in January 2019. She had a better understanding of her needs and felt more confident to stand her ground and express those needs to the coaches. 

Last March, you finished 3rd at the Canadian selections to earn your spot on the team. How did it feel?
“What I wanted the most was to feel good on the ice, to be proud. I can’t really describe how I felt with my results. There were a few girls I just couldn’t beat in the past and now I was doing it. I was so happy. It felt like a deliverance. It confirmed that my decision to leave for Calgary was the right one. If I hadn’t make that move, I would have stopped.”

In the last few years, many athletes had problems with overtraining, do you feel it’s due to the fact that the structure or program may be too rigid?
“The Netherlands, Italy and Hungary were not even on the ice yet and here in Canada we were already doing speed training sessions. I think some changes need to happen when it comes to working with the new generation of athletes. Just like it’s true with technology, things have evolved in the way athletes are trained. I think we are having difficulties to evolve. We seem to be focused on doing things because they used to work in the past. I think we need to be more open. On certain aspects we can see small changes and it’s encouraging. It means the team is starting to listen to the skaters and just like its skaters it wants to be better but things don’t change overnight. We have to admit we are not as strong as we used to be, we need to change our mentality."

What are you goals for the 2019-2020 season?
“Compete on the World cup circuit. I miss it a lot. Since the begining of the summer, it’s all I have in mind. Anything can happen, but I have to confess, I will be disappointed if I don’t win my spot on the World cup team. At the same time, I know we are a strong group of female skaters on the team so the fight will be tough but I really hope to be back on the international scene this season. 

How’s training going so far this summer?
“It’s going realy well. We are training three weeks and then have one week off. I had the opportunity to go back to Calgary and enjoy nature and hiking. After that, I felt ready for another three weeks push. Frédéric, my coach, adjusted my training well. We’ve known each other since I was ten years old. Even when the others were working on speed, I was still building a strong foundation based on stamina. Something I used to do in Calgary. We agreed on keeping it that way. I can tolerate intense workouts, but my body needs a strong base first.”

I think it’s fair to say we can expect good results from Genève Bélanger this season. When I asked her if there was anything she’d like to share before we end this interview, she wanted to send a message to all athletes in any sport reading these lines: “Bad results will never determine who you are as a person. As long as you have faith in yourself, there is hope. If you’re ready to work hard, you can do anything.” Hope is something the 22-year-old athlete from Montreal kept focusing on and she is now ready to reach for greatness.”

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4 mars 2019

Les records nationaux sous les projecteurs - Bulletin #4 - Début 2019



Cinquante-et-un nouveaux records nationaux ont été établis en courte piste depuis le début de 2019!

Par Caroline Truchon
Photo par Bert van Lobenstein et Danny Kim

Championnats européens – Dordrecht
Les Championnats européens qui ont eu lieu du 11 au 13 janvier à Dordrecht aux Pays-Bas ont été le théâtre de 11 nouveaux records nationaux. Tout d’abord, au 1500m Ryan McAnuff de l’Irelande a amélioré de 4 secondes son ancien record, passant de 2:18.744 à 2:14.413. Dimitar Georgiev de la Bulgarie a quant à lui amélioré son record de 2 secondes pour établir 2:15.148.

Au 500m, Firat Yardimci de la Turquie a amélioré deux fois plutôt qu’une son record national pour arrêter le temps à 41.878. L’ancien record était de 42.216. L’amélioration la plus marquée au 500m revient à Hanne Desmet, qui est passé de 44.439 à 43.796 !

Au 1000m, nous avons seulement eu droit à un record national, celui du Luxembourg par Augustin Géré, passant de 1:26.22 à 1:25.369.

Finalement, au relais féminin, la Croatie a amélioré son temps d’une seconde et demi pour établir la marque à 4:34.464. Du côté des hommes, la Turquie a amélioré son temps de près de 6 secondes pour un 6:51.690.

Championnats du monde juniors – Montréal
Maame Biney a été la reine du 500m aux mondiaux juniors en gagnant la médaille d’or, mais aussi en établissant un nouveau record du monde junior sur la distance, soit 43.212. L’ancien record appartenait à Petra Jaszapati de la Hongrie (43.550)

Le Malaisien Hazim Shahrum a abaissé la marque nationale du 1500m par plus de 3 secondes pour l’établir à 2:26.268. Il a également amélioré la marque au 500m par 1 seconde (44.843) ainsi qu’au 1000m par plus de 2 secondes (1:31.278). Son compatriote Sean Qi Jun Yeo a possédé le record du 1000m pendant deux jours, passant de 1:33.632 à 1:31.752 avant d’être battu le dimanche par Shahrum.

Finalement, Trevor Tran de Singapore a amélioré le record national au 1500m par 1,5 seconde, passant de 2:23.517 à 2:22.034.

Coupe du monde #4 – Dresden
C’est à Dresden que nous avons eu droit au plus grand nombre de nouveaux records nationaux, soit un total de 23. Au 1500m, l’amélioration la plus marquée vient du Thailandais Triphop Thongngam, qui a battu son propre record par près de 4 secondes pour passer à 2:19.175.

C’est au 500m que nous avons vu le plus grand nombre de records être battu. En voici quelques-uns : Firat Yardimci de la Turquie a baissé la marque nationale pas près d’une seconde pour établir un 40.936. L’Australien Andy Jung a également amélioré un record datant de 2014 par une demi-seconde pour un 40.884. L’Américaine Maame Biney continue sur sa lancée des mondiaux juniors en abaissant la marque nationale sénior (43.014). La Française Aurélie Monvoisin possède maintenant la marque nationale avec un temps de 42.757. Son compatriote Dmitry Migunov a également inscrit son nom dans les livres français pour établir un 40.304.

Au 1000m, les Croates Katarina Buric et Martin Kolenc ont abaissé la marque nationale pour établir un 1:34.889 et 1:27.488 respectivement. Les anciens records étaient de 1:35.499 et 1:28.246. Triphop Thongngam de la Thaïlande a repris son ancien record qui avait été battu par son coéquipier pendant le week-end à Montréal pour établir un 1:29.563. La reine du 1000m cette saison, Suzanne Schulting a également abaissé la marque nationale des Pays-Bas par une demi-seconde pour l’établir à 1:27.338. L’ancienne marque lui appartenait également (1:27.792). Finalement, la jeune Chinoise Zhang Chutong a battu la marque chinoise pour arrêter le chronomètre à 1:27.547.

Au relais, 6 records nationaux sont tombés. L’Allemagne (4:10.563), la République tchèque (4:13.879) et la France (4:08.344) ont abaissé la marque nationale du côté féminin. La Pologne (6:48.340), le Japon (6:36.136) et l’Italie (6:36.548) ont fait de même du côté masculin.

Coupe du monde #5 – Torino
Au 1500m, seulement Trevor Tran de Singapore a abaissé sa marque nationale, par près de 2 secondes pour l’arrêter à 2:20.244. L’ancien record était 2:22.034.

Au 500m, le patineur de la Corée du Nord Choe Un Song, qu’on ne voit pas souvent sur le circuit des coupes du monde, a établi une nouvelle marque nationale de 41.790. L’ancienne était à 42.402 et datait de 2015. Martin Kolenc de la Croatie a également établi une nouvelle marque à 42.010. L’ancien record était de 42.709. Toujours au 500m, le Thaïlandais Triphop Thongngam a arrêté le chronomètre à 42.503 abaissant par le fait même son propre record qui était de 43.174.

Finalement, au 1000m, Thongngam a aussi abaissé son record à 1:28.937. Hanne Desmet de la Belgique a établi une nouvelle marque nationale, passant de 1:29.942 à 1:29.482.

Évidemment, je n’ai pas souligné tous les records nationaux qui ont été battus depuis le 1er janvier 2019. La liste entière se trouve ICI.

La saison dernière, nous avions eu 122 records nationaux. Nous sommes maintenant rendus à 144 et les Championnats du monde ne sont pas encore passés. Nous allons certainement voir encore quelques records tomber d’ici la fin de la saison!

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Saluting national records - Bulletin #4 - Beginning of 2019



There are fifty-one new national records in short track speed skating since the beginning of 2019.

By Caroline Truchon
Photos by Bert van Lobenstein and Danny Kim

European Championships - Dordrecht
The European Championships held January 11-13 in Dordrecht, Netherlands, were the theatre of eleven new national records. First, in the 1500m Ireland's Ryan McAnuff improved his previous record by 4 seconds, from 2:18.744 to 2:14.413. Bulgaria's Dimitar Georgiev improved his record by 2 seconds to bring it to 2:15.148.

In the 500m, Turkey's Firat Yardimci improved his national record on 500m twice to finaly set the time at 41.878. The old record was 42,216. The biggest improvement in the 500m came from Hanne Desmet, who went from 44,439 to 43,796!

In the 1000m, we only had one national record to report. Augustin Géré from Luxembourg brought the record from 1:26.22 to 1:25.369.

Finally, in the women's relay, Croatia improved their time by one and a half second to establish the mark at 4:34.464. On the men's side, Turkey improved their time by almost 6 seconds for a 6:51.690.

Junior World Championship - Montreal
Maame Biney was the queen of the 500m at World juniors, winning the gold medal, but also setting a new junior world record of 43.212 on the distance. The old record belonged to Petra Jaszapati of Hungary (43,550).

Malaysian Hazim Shahrum lowered the 1500m national mark by more than 3 seconds to set it at 2:26.268. He also improved the mark in the 500m by 1 second (44.843) as well as the 1000m by more than 2 seconds (1:31.278). His compatriot Sean Qi Jun Yeo held the 1000m record for two days, going from 1:33.632 to 1:31.752 before losing it to Shahrum on Sunday.

Finally, Singapore's Trevor Tran improved the national record in the 1500m by 1.5 seconds, going from 2:23.517 to 2:22.034.

World Cup # 4 - Dresden
It was in Dresden that we had the highest number of national records with a total of 23. In the 1500m, the biggest improvement came from Thailand's Triphop Thongngam. He broke his own record by almost 4 seconds to place it at 2:19.175.

It is in the 500m that we saw the most records being beaten. Here are a few: Turkey's Firat Yardimci lowered the national mark by almost a second to set a 40.936. Australian Andy Jung also improved a record dating back to 2014 by half a second for a 40.884. American Maame Biney followed on her momentum from World juniors by lowering the senior national record of her country (43.014). The French Aurélie Monvoisin now owns the national mark with a time of 42.757. Her compatriot Dmitry Migunov also inscribed his name in the French books of records establishing a 40.304.

In the 1000m, Croats Katarina Buric and Martin Kolenc lowered the national marks to place them at 1:34.889 and 1:27.488 respectively. The old records were 1:35.499 and 1:28.246. Thailand's Triphop Thongngam got back his old record that was beaten by his teammate in Montreal to establish a 1:29.563. The queen of the 1000m this season, Suzanne Schulting also lowered the national mark of the Netherlands by half a second to set it at 1:27.338. The previous record also belonged to her (1:27,792). Finally, the young Chinese Zhang Chutong beat the Chinese mark to stop the clock at 1:27.547.

In the relay, six national records were beaten. Germany (4:10.563), the Czech Republic (4:13.879) and France (4:08.344) lowered the national mark on the female side. Poland (6:48.340), Japan (6:36.136) and Italy (6:36.548) did the same on the men's side.


World Cup # 5 - Torino
In the 1500m, only Trevor Tran of Singapore lowered his national mark, but he did it by almost 2 seconds to stop the time at 2:20.244. The old record was 2:22.034.

In the 500m, the skater from North Korea Cheo Un Song, who's not often seen on the World Cup circuit, has established a new national mark at 41,790. The old one was at 42,402 and was dating back to 2015. Martin Kolenc from Croatia also set a new mark at 42,010. The old record was 42,709. Also in the 500m, Thailand's Triphop Thongngam stopped the clock at 42.503 lowering its own record previously set at 43.174.

Finally, in the 1000m, Thongngam also lowered his record to 1:28.937. Hanne Desmet of Belgium set a new national record, going from 1:29.942 to 1:29.482.

Obviously, I did not mention all the national records that have been beaten since January 1, 2019. You can access the whole list HERE

Last season 122 new national records were set. We are now at 144 and the World championships have not been competed yet. We will certainly see some more records fall by the end of the season!

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4 février 2019

Dresde jour 3 : La Russie et le Canada en or / Schulting toujours impériale sur 1000m


Nous avons été servis en action hier lors de la dernière journée de compétition au EnergieVerbund Arena de Dresde en Allemagne.

Par Caroline Truchon
Photos par Schaats Foto's


Valcepina et Lim au sommet sur 500m
Au 500m féminin, Martina Valcepina a connu un départ canon pour s’emparer de la tête et la maintenir jusqu’au fil d’arrivée pour remporter la médaille d’or. Lara van Ruijven des Pays-Bas et Natalia Maliszewska de la Pologne ont suivi au 2e et 3e rang. Les positions sont restées inchangées tout le long de la course. Seulement Kim Boutin et Elise Christie se sont échangées la 4e et la 5e place. Boutin partait 5e sur la ligne de départ après avoir été avancée en finale suite à une chute en demi-finale. C’est également bon de voir Elise Christie de retour en finale sur le circuit de Coupe du monde, après de bonnes performances aux Championnats européens.

Au 500m masculin, nous avons eu droit à une demi-finale à six patineurs, avec pour résultats trois chutes et une pénalité. Hwang Dae Heon de la Corée et Ren Ziwei de la Chine en sont sortie indemne pour se qualifier pour la finale A. C’est justement Hwang qui mène toute la course en finale pour finalement se faire dépasser par son coéquipier Lim Hyo Jun au fil d’arrivée. Cédrik Blais du Canada s’est emparé de la 3e position avec trois tours à faire, sans trouver de faille sur les deux Coréens en tête, et repartir avec la médaille de bronze.


Schulting intraitable
Au 1000m féminin, la gagnante du 1000m d’hier, Sofia Prosvirnova a malheureusement été victime d’une chute en quart de finale. Cynthia Mascitto a été impressionnante encore une fois dans son quart de finale en dépassant les deux Chinoises Zhang Chutong et Zang Yize par l’extérieur dans le dernier tour. Il faut également souligner la performance de l’Américaine Kristen Santos qui a terminé 2e de son quart de finale derrière Suzanne Schulting des Pays-Bas et devant Shim Suk Hee de la Corée et Courtney Sarault du Canada, en route vers la finale A! La finale fut l’affaire de Suzanne Schulting qui prend la tête avec sept tours à faire pour rallier l’arrivée et gagner la médaille d’or. Kim Ji Yoo de la Corée et Zhang Chutong de la Chine termine respectivement 2e et 3e. Schulting a gagné tous les 1000m à lesquelles elle a participé cette saison.

Au 1000m masculin, les patineurs sont agressifs dès le départ, ce qui cause la chute de Charles Hamelin après 2 tours. Shaolin Sandor Liu de la Hongrie prend la tête, mais perd pied avec deux tours à faire, ce qui le relègue au 4e rang. Park Ji Won de la Corée en profite alors pour passer de 4e à 1er passant par l’extérieur l'Israëlien Vladislav Bykanov et le Français Sébastien Lepape, qui terminent respectivement 2e et 3e.




Beaucoup d'action lors des relais
Au relais mixte, nous avons eu droit à une belle lutte entre la Corée et la Russie jusqu'à l’arrivée. Les Coréens pensaient bien avoir eu la victoire, mais ils ont été pénalisés pour un geste posé sur les Russes à la sortie du dernier virage. La Hongrie termine 2e et la Grande-Bretagne 3e.

Au relais féminin en finale A, les Néerlandaises ont tiré une bonne partie de la course. Les Russes ont pris la tête avec six tours à faire grâce à un superbe dépassement d’Emina Malagich. Les Néerlandaises ont été victimes d’une chute au tour suivant et les Canadiennes ont été pénalisés sur cette action pour avoir poussé avec le bras. Les Coréennes ont finalement dépassé la Russie dans le dernier virage pour s’emparer de la tête, mais elles ont été pénalisées pour  un geste interférence de la part d'une patineuse au centre de la glace sur le Canada avec trois tours et demi à faire. Les Russes terminent donc premières suivies des Néerlandaises. Il y a donc seulement eu une médaille d’or et d’argent dans cette finale.

En finale B, il y a eu beaucoup d’action ! Les Françaises sont tombées après seulement quatre tours pour finalement revenir sur le peloton de tête avec quinze tours à faire. Avec six tours à faire, on a eu droit à une chute des Polonaises causée par une patineuse française. Les Françaises ont été pénalisées sur la séquence pour bloque d'une patineuse se trouvant au centre de la glace. Les Kazakhes ont donc terminé 1ere suivi des Américaines en 2e place et des Polonaises 3e.

Au relais masculin, le Canada a contrôlé pratiquement toute la course à l’avant. Nous avons pu voir une stratégie quelque peu différente des autres équipes avec trente-et-un tours à faire, étant témoin de quelques échanges décalés. Les Hongrois ont été victimes d’une chute avec seize tours à faire. Avec huit tours et demi à faire, les Chinois ont tenté un dépassement sur les Canadiens, sans succès, ce qui a amené un cafouillage lors de l’échange dans le droit suivant. La Chine a été pénalisée sur cette action pour avoir causé de l'obstruction en changeant de ligne de course durant un échange. Cela a permis aux Japonais de revenir dans la course pour s’emparer du 2e rang derrière le Canada. La Hongrie termine 3e.

La finale B a été sans histoire. L’Italie a pris la tête dans le dernier virage avec un dépassement sur la France pour filer avec la victoire. La France termine donc 2e, le Kazakhstan 3e et les Pays-Bas 4e. Tous les points sont importants avec seulement une manche de Coupe du monde à faire en vue de qualifier son équipe pour les Championnats du monde.

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