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1 novembre 2019

«Il y a une différence entre un échange houleux et un individu toxique»


À l’ère des médias sociaux, les athlètes un peu comme les personnalités publiques d’autres domaines populaires vont parfois recevoir une tonne d’amour via le web, mais le contraire est aussi vrai. Alors que Twitter, Facebook et les autres plateformes peuvent être des outils de promotion intéressants pour un athlète en recherche de commandites entre autres, les choses peuvent parfois dégénérer et le Hongrois John-Henry Krueger a décidé qu’il n’avait pas besoin de ces montagnes russes au quotidien. 

Par Carl Savard
Photo par Fédération Hongroise de patinage

Dans une série de tweets partagés la semaine dernière, le patineur d’origine américaine médaillé des Jeux de Pyeongchang qui s’aligne maintenant avec la Hongrie, a décidé de répondre à une question qui lui était souvent posée. 

«Pourquoi est-ce que mon compte Twitter est privée plutôt que public? Twitter peut être un outil puissant pour les athlètes et les célébrités. Par contre, je considère Twitter comme étant l’une des plateformes de communication les plus toxiques sur le web de nos jours.  

Twitter permet à quiconque de se draper d’une cape d’anonymat qui, dans les faits, n’est pas en soit un problème. Twitter n’est pas le problème, c’est la nature humaine qui l’est. L’anonymat et le manque de contact humain peu faire ressortir le pire chez les gens. 

Je veux que mon espace sur Twitter ait un certain ordre et soit agréable à visiter pour tous. Non, je ne suis pas un millénaire à la recherche d’un espace molletonné sécurisant. Je n’ai pas de problème avec la critique, même quand les esprits s’échauffent. 



Je crois par contre qu’il y a une différence entre un échange houleux et un sujet ou un individu toxique. Bien sûr, le niveau de toxicité est subjectif et les gens n’ont pas tous le même niveau de tolérance. Je tiens juste à m’assurer que la majorité des gens qui me visitent sur Twitter apprécient le contenu et si retrouvent de façon positive. 

Nous sommes tous conscients de la présence de trolls, de bots et de spam sur internet. Pour être en contact avec ces entités le moins possible, j’approuve personnellement chaque demande de gens qui veulent suivre mon compte Twitter. Comme je ne suis pas si connu, ce n’est pas si difficile. 

Vous pouvez dire ce que vous voulez. Je ne vous bannirai pas parce que vous ne pensez pas comme moi ou parce que vous me critiquez. Je n’ai pas banni certains des comptes d’usagers qui m’ont traité de traître lorsque j’ai quitté les États-Unis pour la Hongrie. J'ai un niveau de tolérance assez élevé pour ce genre de comportements. Ça ne me dérange pas vraiment. 

En gros, pour mettre fin à une publication déjà trop longue, j’aime bien garder un certain contrôle sur le chaos que peut devenir une présence sur Twitter.»

Bien des gens auraient avantage à se souvenir que le web reste un endroit où ce sont des humains qui échangent entre eux et non des machines.

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"There is a difference between heated conversation and actual toxic individuals."


In this day and age of social media, elite athletes just like pop culture personalities are subject to overwhelming love or hate on Facebook, Instagram, Twitter and other platforms. While the attention of thousands of followers can help an athlete get support from sponsors, social media can also get a little crazy and Hungary’s John-Henry Krueger has decided he didn’t need this roller coaster ride daily. 

By Carl Savard
Photo courtesy of the Hungarian Skating Federation

In a series of Tweet shared earlier this month, American born and Hungarian citizen John-Henry Krueger who won a medal for the USA in short track speed skating at the Pyeongchang Olympics in 2018 but moved to Hungary after that, shared his view about Twitter. 

“An answer for a question I get asked many times. Why do I have a locked Twitter account? Twitter can be a very powerful and useful tool for athletes/celebrities. However, I consider Twitter to be one of the most toxic social media platforms on the internet today.

Twitter allows anyone to shield themselves under a blanket of anonymity which I am totally fine with. Twitter is not the problem, human nature is. This anonymity and lack of human connection can really bring the worst out of people.

I want my Twitter page to be somewhat civil and enjoyable for everyone. No I am not some millennial snowflake wanting my own personal safe space. I welcome criticism and debate even if it get's heated.


But I do believe there is a difference between heated conversation and actual toxic individuals/subjects. What's toxic is subjective so no one will ever truly agree. I try to make sure everything on this page is enjoyable or somewhat relatable to everyone else.

We all know about trolls, bots, and spam pages. Those kinds of things aren't fun to me personally. So I personally approve every single person that wants to follow me. Luckily I'm not famous so it's not hard to do.

Say whatever you want. I will not ban you for criticising/disagreeing with me. I still have people on my Twitter who called me a traitor and disgrace for switching to Hungary. I have a pretty high tolerance for that stuff, it really doesn’t bother me. 


So to put an end to an already long thread. I enjoy a slightly controlled chaos when it comes to my own Twitter… enjoy."

When contacted to get more information about his views on the subject of social media in general, Krueger added: "Every social media platform has their own behavioral culture to it. Social media has changed how we perceive day to day communication." Something everyone using the different platforms should keep in mind. Day to day communication should always feel like it's people to people, not machine to machine.

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4 juin 2018

MISE À JOUR 2018/06/04: John-Henry Krueger en rouge, blanc et... vert?


L’Américain John-Henry Krueger, médaillé d’argent en courte piste lors des plus récents Jeux olympiques, pense sérieusement à patiner pour la Hongrie lors des prochains Jeux olympiques en 2022.

Par Jackob Savard & Carl Savard
Photo par: Schaats Foto’s

Le médaillé d’argent sur 1000m lors des Jeux de Pyeongchang John-Henry Krueger, qui s’est entraîné en Corée du sud et aux Pays-Bas durant les dernières années, a confirmé qu'il ne désirait plus représenter les États-Unis sur la scène internationale. Il serait sur le point d'entamer un processus de demande de citoyenneté Hongroise lui permettant de joindre l’équipe nationale de la Hongrie dans le futur.

Le manque de support de la part de la Fédération américaine de patinage de vitesse et du Comité olympique américain sont à la base de cette décision. «J’ai été et je suis toujours fier d’avoir représenté les États-Unis durant ma carrière, mais je dois maintenant me rendre à l’évidence que si je continue avec l’équipe américaine, ma famille et moi risquons de faire faillite», a confié Krueger au USA Today sports. Son frère aîné Cole, patine en Hongrie depuis 2015, pour les mêmes raisons maintenant évoquées par John-Henry Krueger.

Si Krueger fait officiellement une demande de citoyenneté Hongroise, il devra attendre une année complète avant de pouvoir porter ses nouvelles couleurs. Un règlement mis en place par l’Union internationale de patinage pour empêcher le transfert d’athlète soudain, spécialement en période olympique. À 23 ans, Krueger aurait amplement le temps de se familiariser avec sa nouvelle équipe avant de se préparer pour les Jeux de 2022, même en ratant une saison internationale.

Sur ce, arrêtez-vous un instant pour imaginer une équipe nationale hongroise menée par Shaolin Liu, Shaoang Liu et John-Henry Krueger.

Mise à jour 4 juin 2018

Même si nous n'avons toujours pas de confirmation de la part de la ISU comme quoi la Hongrie aurait fait une demande pour ajouter JHK à son équipe, il semble maintenant plus qu'évident que pour ce qui est du principal intéressé, son association avec l'équipe américaine est maintenant terminée. Dans un tweet publié hier, John-Henry Krueger écrivait ceci: "Pour tout ceux qui suive ma carrière, l'ISU exige qu'un patineur qui change de pays rate une année complète de compétition sur le circuit. Évidemment, l'idée de ne pas participer aux compétitions pendant un an m'attriste, mais ça me donnera du temps pour m'adapter à une nouvelle équipe et de nouveaux entraîneurs."

UPDATE 2018/06/04: John-Henry Krueger in red, white and... green?

John-Henry krueger usa hungary pyeongchang olympic medalist


Pyeongchang 2018 olympic silver medalist, USA's John-Henry Krueger, seeks to represent Hungary at the next Olympics games.

By Jackob Savard & Carl Savard
Photo by: Schaats Foto’s

The short track speed skating 1000m olympic silver medalist John-Henry Krueger, who’s been training in South-Korea and the Netherlands in past seasons, confirmed that he will not represent the United-States on the international level in the future and will look to have his Hungarian citizenship to join their national team.

The lack of support from US speedskating and the American Olympic committee is what made him took this decision. "I was and am still proud to have represented the United States during my career but have been faced with an unsustainable situation where if I continue pursuing my career with the US team I will bankrupt myself and my family", said Krueger to USA today sports. His older brother Cole has been skating in Hungary since 2015 because of similar problems with US speedskating.

Krueger might not be able to skate internationally next season because of an ISU rule that prevents skaters from randomly switching countries at any time. Krueger will still have a lot of time to train in Hungary before the 2022 Olympic games.

Now let’s just imagine a Hungarian relay team led by Shaolin Liu, Shaoang Liu and John-Henry Krueger!

UPDATE June 4th 2018:

Even though we don't have a confirmation from the ISU concerning a request from Hungary to add JHK to their team, it seemed clear on Krueger's side that he's moving on with his career and leaving team USA.

1 mars 2018

Passion/Speed/Skating's favorite highlights from Pyeongchang in short track


We had an exciting competition in short track during the Pyeongchang olympic games. Here are our editor in chief's favorite highlights from the Games.

By Carl Savard
Photos by Martin Holtom

Wu Dajing's world record on 500m
Even though every country would like to brag that the fastest man in short track is one of their own, every speed skating fan, regardless of their origin, was highly impressed by Wu Dajing’s performances on February 22nd. After bringing down J.R. Celski’s five and a half years old record from 39.937 seconds to 39,800 in the quarter-finals, the Chinese star crushed his own world record by skating a 39,584 in a main final that saw all four finalists skate under 40 seconds. That was quite a show.

Kim Boutin & Arianna Fontana winning 3 medals each
With the Olympic games being held in Korea and the energy it can bring to a skater to perform in front of his fans, a lot of us were expecting a dominant vibe coming from the korean skaters. Even though they were strong and gathered their share of medals, we didn't see the tornado we were anticipating. While Italian superstar Arianna Fontana was able to win her 6th, 7th and 8th career olympic medals, Canadian skater Kim Boutin’s first trip to the Olympic games turned into winning one silver and two bronze medals. An amazing way for the 23 years old canadian star to start an olympic career.

Suzanne Schulting’s flawless performance on 1000m
If Suzanne Schulting’s World cup season was filled with errors, penalties, falls and deceptions, it’s pretty fair to say she is the living proof that you can learn from your errors. Known for her fearless energy, it’s easy to compare her style with how Elise Christie used to skate a few years back. Schulting’s performances  in the semifinal and final of the 1000m event at the Olympics brought her a fully deserved gold medal. This might be a game changer for Suzanne Schulting’s career. The Dutch star can now fully believe in her strength and talent. She has enough of both to stay calm and spend her energy at the right moment. A strategy that turned Elise Christie into a world champion last season and could help Shulting become one as well in the future.


Sam Girard’s first olympic champion title
While many Canadian fans of the Olympic games were convinced Charles Hamelin and Marianne St-Gelais would be the leaders of the Canadian team as much on the ice as they are off the ice, avid short track followers weren’t surprised to see Kim Boutin and Samuel Girard finish with better results than the Canadian power couple. After being advanced to the main final, Girard didn’t waist this opportunity by skating from the back. He got in front and brought the pace up. Even if he didn’t have to fight in the last two laps because two skaters behind him fell, it’s his hectic pace that pushed skaters behind him to skate on the razor's edge.

Yara van Kerkhof’s individual medal
After a great World cup season that saw her blossom, finish fourth twice in Dordrecht (on 500m and 1000m), win a bronze medal in Seoul on 1000m and a silver on 1500m at the European championships, Yara van Kerkhof gets a place on my favorite moments of the Olympics with her podium on 500m. Even though the Gods of short track may have helped her in the first round, her race in the semifinal was strategically strong. While Elise Christie, Kim Boutin and Qu Chunyu looked a bit sketchy, van Kerkhof raced with poise and reacted at the right moment to win her way to the main final. The same calm got her on the podium. Van Kerkhof came back to the Netherlands with two medals, also helping her team beat the world record on the 3000m relay.

John-Henry Krueger’s performance
Sometimes you need to leave home to become a hero. It’s pretty much the story of John-Henry Krueger who after training in the Netherlands instead of with the national team in the United States, won a silver medal on 1000m in Pyeongchang. Sometimes, you win a silver medal by losing to the gold winner, in this case Krueger looked like his only focus was on not letting his closest followers pass him. With the promising rise of Maame Biney and the 5000m relay’s world record the American men skated this season, John-Henry Krueger’s silver medal in Pyeongchang is an important highlight for the American team.

Comment below and let us know what were YOUR favorite moments!


Nos performances favorites des Jeux de Pyeongchang en courte piste


Nous avons eu droit à cinq excitantes journées de compétition en courte piste lors des Jeux de Pyeongchang. Voici les faits saillants favoris de notre rédacteur en chef.

Par Carl Savard
Photos par Martin Holtom

Le record du monde de Wu Dajing sur 500m
Même si tous les pays présents sur le circuit en courte piste aimeraient pouvoir se vanter d’avoir dans ses rangs l’homme le plus rapide au monde sur le tracé de 111m, je ne connais aucun fan de la discipline qui n’a pas été hautement impressionné par les performances du Chinois Wu Dajing sur 500m. Après avoir abaissé le record du monde appartenant à l’Américain J.R. Celski depuis plus de cinq ans (39.937) en patinant 39,800 secondes en quart de finale, Wu a battu son propre record lors de la finale principale complétant les quatre tours et demi en 39,584 secondes. Alors que J.R. Celski était le seul à avoir officiellement patiné sous les 40 secondes en compétition officielle dans l’histoire du sport, les quatre patineurs de la grande finale des Jeux de Pyeongchang ont réussi l’exploit. Nous avons eu droit à tout un spectacle dont Wu Dajing aura été le roi.

Les trois médailles de Kim Boutin et Arianna Fontana
Comme les Jeux se tenaient en Corée et que patiner à la maison apporte une énergie supplémentaire significative, nous étions en droit de nous attendre à une vague coréenne dominante au niveau des médailles. Finalement, les athlètes coréens ont remporté leur lot de médailles, mais nous n’avons pas eu droit à la tornade annoncée. Deux patineuses sont en partie responsables de ce fait. L’Italienne Arianna Fontana a profité de sa quatrième participation aux Jeux pour amasser trois médailles, portant du même coup son total en carrière à huit. La Canadienne Kim Boutin a quant à elle profité au maximum de sa première expérience olympique pour repartir à la maison avec une médaille d’argent et deux de bronze. Une magnifique entrée en matière pour la Canadienne de 23 ans.

Les performances sans faille de Suzanne Schulting sur 1000m
Si la saison de Coupe du monde de la Néerlandaise Suzanne Schulting en aura été une remplie de disqualifications, de chutes et de déceptions, Schulting est la preuve qu'on apprend de ses erreurs. La jeune star de vingt ans est reconnue pour son énergie débordante et sa témérité en course, un style près de celui que préconisait Elise Christie par le passé. C'est une attitude différente que nous avons pu observer en demi-finale et en finale de l'épreuve de 1000m alors que Schulting patinait de façon décontractée et plus en contrôle. Un changement qui lui aura permis de mériter son premier titre de championne olympique. Une médaille d'or qui pourrait bien être un point tournant dans la carrière de la Néerlandaise. Une preuve qu'elle possède tous les atouts pour user de plus de stratégies tout en dépensant moins d'énergie. Un constat qui a permis à Elise Christie de devenir championne du monde en 2017 et qui pourrait avoir le même impact pour Schulting dans le futur.


Le 1er titre de champion olympique de Samuel Girard
Alors que plusieurs fans des Jeux olympiques étaient convaincus de voir Marianne St-Gelais et Charles Hamelin être les chefs de file de l'équipe canadienne autant sur la glace qu'en dehors de celle-ci, les amateurs assidus de courte piste n’étaient pas surpris de voir Kim Boutin et Samuel Girard terminer avec de meilleurs résultats que le couple chéri du patinage de vitesse canadien. Après avoir bénéficié d’un avancement vers la grande finale, Samuel Girard n’allait pas gaspiller cette opportunité en suivant la parade. Girard s’est rapidement installé en tête et a dicté le rythme. Même si la chute de deux patineurs est venue sceller le résultat de cette course, cette double chute ne diminue en rien la performance de Girard. C’est son rythme effréné qui a poussé ses plus proches poursuivants à patiner sur le fil du rasoir.

La médaille individuelle de Yara van Kerkhof
Après une saison de Coupe du monde où nous l’aurons vu éclore, terminant au pied du podium à deux reprises à Dordrecht, remportant une médaille d’argent sur 1000m à Séoul et une médaille d’argent également aux Championnats européens, la médaille remportée par van Kerkhof sur 500m lors des Jeux vient couronner une magnifique saison. Même si les Dieux du courte piste l’ont aidé en première ronde, son calme et sa patience lui auront permis de battre trois adversaires surexcitées en demi-finale. Les mêmes qualités lui auront permis de monter sur le podium. Van Kerkhof est revenue à la maison avec deux médailles après avoir également aidé son équipe à battre le record du monde au relais 3000m.

La médaille d’argent de l’Américain John-Henry Krueger
Parfois il faut quitter la maison pour devenir un héros. C’est ce que John-Henry Krueger a fait à Pyeongchang. Dans la dernière année, Krueger a fait le choix de s’entraîner aux Pays-Bas plutôt qu'aux États-Unis avec l’équipe nationale. Cette décision a porté fruit puisque l’Américain quitte Pyeongchang avec une médaille d’argent sur 1000m. Si parfois un athlète remporte l’argent en perdant contre le médaillé d’or, cette fois-ci on peut dire que Krueger a remporté l’argent en empêchant les adversaires derrière lui de le dépasser. Avec la montée de la jeune sensation Maame Biney et le record du monde patiné par l’équipe masculine américaine plus tôt cette saison au relais 5000m, la médaille d’argent de John-Henry Krueger à Pyeongchang est la meilleure chose qui soit arrivée à l’équipe américaine depuis un moment.

Et vous? Quelles ont été vos performances favorites? Laissez-nous vos commentaires!