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19 juillet 2018

Chronique sacs à dos pour patineur


Texte: Marc-Antoine Caron de  Marchands de vitesse
En collaboration avec Passion/Patin/Vitesse
Photos: Sil Willems et stock photos

Lorsque vient le temps de transporter son équipement de patinage de vitesse de plus en plus de patineurs optent pour un sac à dos. Des équipements comme le casque et les patins prennent beaucoup d’espace et doivent être manipulés avec soins. Je ferai donc une analyse et une comparaison des trois principaux modèles sur le marché.

Nouveau sac à dos Bont
La marque australienne a lancé au courant de la dernière saison la dernière version de leur populaire sac à dos. Offert à sa sortie en noir et vert fluo et désormais disponible en noir et rouge, c’est le sac à dos le plus abordable de notre comparaison. Comme tous les modèles qui seront présentés, les patins, qu'ils soient pour la glace ou bien à roues alignées, se placent de chaque côté du sac. Le modèle de Bont se démarque étant donné que les lames sont enveloppées par un étui qui se referme avec une fermeture éclair à chaque extrémité. Les patins sont fixés avec deux courroies. Le casque peut se placer dans un compartiment sous le sac. En plus de son grand compartiment principal, deux petites pochettes sont présentes à l’intérieur en plus d’une pochette pour ordinateur. C’est actuellement le sac que je test et je dois dire que c’est un excellent rapport qualité-prix.


Le sac à dos MapleZ
C’est également cette saison que MapleZ a lancé une nouvelle version de son sac à dos. Il se situe dans la même tranche de prix que le modèle de Bont. Les patins se rangent sur le côté et sont fixés avec des courroies. Le fait qu'il soit plus petit peut être un avantage pour certains patineurs. Comparativement aux autres, il possède plus d’un compartiment indépendant. Un espace est également réservé pour le casque. Il est robuste et possède un bon support pour le dos. C’est un excellent choix pour les patineurs qui traînent moins de matériel.

La gamme Cadomotus
On peut facilement affirmer que la gamme de sac à dos Cadomotus est actuellement la norme sur le marché. D’abord connu pour sa gamme de patins de vitesse à roues alignées, la marque hollandaise Cadomotus a su faire sa place au niveau des accessoires. Le modèle Airflow offert en plusieurs couleurs est le modèle le plus vendu. Il est robuste et très pratique. Grâce à son armature, il permet un support optimal pour une longue période. C’est idéal si vous avez à marcher longtemps avec votre sac. Les patins se placent de chaque côté et le casque se place dans une pochette qui lui est dédiée à l’extérieur de la poche principale. Il reste donc un très grand compartiment pour ranger tout le reste. Son grand frère le Waterflow est identique mais son tissus le rend complètement imperméable. Avec un sac à dos Cadomotus, vous êtes sûr de ne pas vous tromper!

Tous les modèles présentés sont disponibles chez Marchands de vitesse.

N'oubliez pas que vous pouvez remporter 150$ de rabais chez Marchands de vitesse sur tout achat d'équipement de patinage de vitesse en participant à notre concours ICI.

13 juin 2018

Expérimentations estivales


Texte: Marc-Antoine Caron de  Marchands de vitesse
En collaboration avec Passion/Patin/Vitesse
Photos: Carl Savard et stock photos

La période estivale pour des patineurs de vitesse sur glace est souvent synonyme de repos et de préparation pour la saison à venir. En général, il y a une période de repos suivi d’une préparation physique générale pour par la suite se préparer de façon plus spécifique. De plus en plus de patineurs et de clubs ont accès à une patinoire durant cette période pour s’entraîner sur glace. C’est donc le moment idéal pour vous en tant que patineur d’expérimenter de nouvelles choses avec votre équipement. Dans les prochaines lignes, nous tenterons de vous donner quelques idées et quelques conseils pour profiter au maximum de cette fenêtre de quelques mois pour optimiser votre équipement.

Pourquoi attendre septembre?

Tout d’abord, trop de patineurs attendent le mois de septembre pour acheter de nouvelles lames alors que leur première compétition sera au début du mois d’octobre. Or, le début de l’été serait un bien meilleur moment. L’adaptation à une nouvelle paire de lames peut prendre du temps. Les lames neuves peuvent être plus hautes, plus rigides ou même plus longues pour certains et ça peut prendre quelques semaines avant de retrouver ses sensations. Je vous conseille donc de relire notre article du mois de décembre et de faire votre choix dès maintenant pour arriver au mois de septembre en pleine confiance sur vos lames.


Développer votre autonomie

Maintenant que vos lames pour la prochaine saison sont choisies, il est temps de trouver le meilleur positionnement ainsi que la meilleure combinaison de courbes et de berceaux. Pour un patineur, comprendre ces mécanismes de base sont un atout important. L’été est le meilleur moment pour que vous même ou avec l’aide de votre entraîneur vous essayez de nouvelles choses. N’hésitez pas à bouger vos lames sur votre bottines, vous serez surpris de l’impact que cela peut avoir et vous découvrirez peut-être de nouvelles sensations. N’attendez pas que votre entraîneur le fasse pour vous et expérimentez! Je vous conseille tout de même de bien marquer où étaient placées vos lames au début. En bougeant vos lames vous-même, vous en apprendrez beaucoup et vous serez en mesure durant la saison de faire des ajustements au besoin avec confiance.

Pour la courbe et le berceau, la période estivale est également le bon moment pour essayer un nouveau berceau. Je vous conseille d’abord de relire notre article du mois de janvier qui constitue une bonne base. Ensuite, il nous fera un plaisir de vous conseiller un berceau selon vos besoins. Encore une fois, pour encore mieux comprendre comment fonctionne ces éléments, n’hésitez pas à prendre en main un "gauge" pour lire vos lames par vous-même. La plupart des clubs et des entraîneurs en possèdent et ils leur fera sans doute plaisir de vous le prêter sous leur supervision. Rendu à un certain niveau, avoir votre propre "gauge" pourrait être très utile. En apprenant l’été à utiliser ce genre d’outils, vous serez en mesure durant la saison de compétition de faire la vérification de vos lames. Vous serez donc plus autonome et trouverez plus rapidement réponse à vos problèmes. Des mauvaises sensations sur la glace sont souvent reliées à la courbe et au berceau.

Dans tous les cas, il nous fera plaisir chez Marchands de vitesse de vous aider dans vos expérimentations!

16 mai 2018

Assemblage des patins à roues alignées










Par Marc-Antoine Caron de  Marchands de vitesse
En collaboration avec Passion/Patin/Vitesse 
Photos: Carl Savard & Skateworld Backstage ( @skateworldbs )

Si vous avez bien lu notre dernier article qui vous guidait pour l’achat d’un ensemble de patins de vitesse à roues alignées, vous avez peut-être en main toutes les pièces de votre nouvel ensemble sans trop savoir comment bien l’assembler. Pour profiter au maximum de vos nouveaux patins, il est important de bien assembler toutes les pièces et de bien les entretenir. Cet article vous présentera les différentes étapes pour faire l’assemblage de vos patins.

Lorsque vous patinez sur de longues distances, le confort des bottines est primordial. À défaut d’avoir des bottines complètements moulées, la majorité des bottines standards peuvent être thermoformées facilement et rapidement. Le thermoformage permettra d’éliminer les points de pressions sur vos pieds et adapter les bottines à votre pied. La marque australienne Bont est un pionnier et un leader avec sa technologie de thermoformage. Leurs bottines peuvent être reformées à plusieurs reprises sans perdre leurs propriétés initiales. Tous leurs modèles offrent cette possibilité. Dans tous les cas, il est important de bien suivre la procédure de la compagnie afin de ne pas abîmer les bottines.


Une fois les bottines prêtes, vous pourrez installer les châssis. Sans les roues, il est beaucoup plus facile de les installer. Afin que les roues puissent tourner librement, assurez-vous d’utiliser les vis fournis par le fabricant de bottines. En général, ces vis seront plates et pourront être vissées avec une clé Allen. Encore une fois, utilisez la bonne clé Allen afin de ne pas abîmer les têtes. Pour le moment, ne vissez pas trop serrer les vis afin de pouvoir bien aligner les châssis une fois les roues installées.

Ensuite, l’étape la plus ardue pour un néophyte du patinage à roues alignées est sans doute la préparation des roues. L’installation des roulements est simple à faire, mais elle doit être faite de la bonne manière. Il faut d’abord installer un premier roulement. Pour ce faire, placez le roulement sur une surface plane et solide. Placer la roue par-dessus et pousser la roue avec votre main vers le roulement afin qu'il entre droit et complètement dans la roue. Tourner la roue de côté et insérer l’espaceur dans la roue et retournez à nouveau la roue sur le deuxième roulement placé à plat sur la table. Pour que tout reste bien aligné, vous pourriez utiliser un crayon que vous passez au travers des roulement et de l’espaceur avant de finalement pousser sur la roue pour entrer complètement le deuxième roulement. Votre roue et maintenant prête. Répétez la manœuvre pour toutes vos roues. Sachez qu’il existe des outils comme le « Mushroom » de MapleZ pour vous aider avec cette étape.

Vous êtes désormais prêt à installer vos roues sur les châssis. Fixez chaque roue à l’aide des petits essieux fournis par le fabricant du châssis et serrez bien sans toutefois serrer abusivement. Étant donné que les essieux sont généralement fait d’aluminium, il pourrait s’abîmer facilement si vous serrez trop. Prenez plutôt l’habitude de vérifier régulièrement vos essieux avant ou après vos sorties. Une fois les roues installées, vérifiez l’alignement des châssis sur les bottines avant de serrer définitivement vos vis sur les bottines. Habituellement, nous centrons les châssis par rapport à votre pied. Vous pourriez par contre modifier cet alignement si par exemple vos chevilles ne sont pas assez fortes.

N’hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions sur l’assemblage de vos patins!

25 avril 2018

Guide d'achat pour la saison en roues alignées


L’été est à nos portes ce qui veut dire que la saison de roues alignées débute également. Pour ceux qui désirent débuter le patinage de vitesse à roues alignées, il peut parfois être difficile de se retrouver au travers toutes les options possibles. Alors que sur la glace une paire de patins est composée essentiellement d’une paire de bottines et d’une paire de lames, des patins à roues alignées sont composées de plusieurs parties. Ce présent article vise donc à vous guider dans l’achat d’une paire de patins. Toutes les composantes d’une paire y seront décrites.


Texte: Marc-Antoine Caron de  Marchands de vitesse
En collaboration avec Passion/Patin/Vitesse
Photos: Carl Savard et stock photos

Les bottines
Les bottines sont une partie importante d’une paire de patins. Il est important de comprendre qu’une paire de bottines de roues alignées possèdent des caractéristiques qui lui sont propres et qui la différencient d’une bottine de courte piste. D’abord, une bottine de roues alignées est plus basse sur la cheville par rapport à une bottine de courte piste afin de permettre une plus grande latitude à notre cheville. Sur une longue distance où nous patinons essentiellement en ligne droite, il n’est pas nécessaire d’avoir un support aussi haut sur la cheville qu’en courte piste. De plus, la bottine de roues alignées est plus résistante en général qu’une bottine de courte piste étant donné que nous patinons sur l’asphalte qui abîme plus rapidement une bottine. Ensuite, plus nous monterons dans la gamme, plus la bottine sera rigide et plus elle sera légère grâce à une fibre de carbone de meilleure qualité. 

Finalement, une bottine de roues alignées aura généralement un espacement entre les deux points d’appuis de 195mm. C’est important à savoir puisque ce n’est pas le même qu’une bottine de courte piste qui est de 165mm. Ce ne sont donc pas tous les châssis qui pourront faire sur une bottine courte piste. Sachez par contre qu'il est possible de mettre des roues sur vos bottines de courte piste comme vous le verrez plus tard.


Les châssis
Nous en sommes maintenant à la deuxième partie d’une paire de patins à roues alignées soit les châssis. Il en existe une très grande quantité avec de nombreuses options. Pour s’assurer d’avoir un châssis qui nous convient, il faut d’abord vérifier l’espacement. Si vous avez une bottine qui est spécifique au patinage de roues alignées, la norme est de 195mm. En temps normal, il est très facile de trouver cette donnée dans la description des produits. Si au contraire vous avez des bottines de courte piste, elles auront un espacement de 165mm. Il existe très peu de modèle de châssis qui conviennent à cet espacement. Le Vector de MapleZ et le Neo Transformer de Cadomotus en sont deux exemples à prix abordable. Ensuite, il est important de savoir le nombre de roues et la grandeur des roues désirés. Plus les roues seront grandes, plus les patins seront rapides, par contre plus ils seront lourds ce qui peut créer de la fatigue et plus vous serez haut sur vos patins ce qui peut être plus difficile pour les patineurs ayant les chevilles faibles. Les combinaisons les plus communes sont 4 roues de 100mm, 4 roues de 110mm ou bien 3 roues de 125mm. Tout comme les bottines, un châssis plus haut de gamme sera plus rigide et plus léger.

Les roues
Outre la grandeur des roues, la dureté des roues est une caractéristique à prendre en considération. Il existe deux échelles de dureté des roues. Certaines compagnies utilisent un chiffre dans suivi de la lettre « a » du genre « 85a » et d’autres l’échelle de « Firm » à « XX-Firm ». Plus une roue est dure, plus elle sera rapide, mais il y aura plus de vibrations qui se rendront à vos pieds et elle aura moins d’adhérence. En général, pour une utilisation sur l’asphalte, les roues « 84a » ou « 85a » et les roue « Firm » ou « X-Firm » seront privilégiées.

Roulements et Espaceurs
Finalement, lors de l’achat d’une nouvelle paire de patins, il est important de choisir des roulements à billes. Il en faut deux par roue. La majorité des patineurs se contenteront de roulements qui respectent la norme Abec 7 est les remplaceront lorsqu’ils seront usés. La marque Bones offre également d’excellents roulements à un excellent prix. Il existe pour ceux qui recherche la performance ultime des roulements avec des billes de céramiques qui sont plus dispendieux. Les personnes qui les utilisent, prennent généralement le temps de les nettoyer au lieu de les remplacer. Les espaceurs viennent quant à eux se placer entre les deux roulements d’une roue. Ils sont généralement inclus à l’achat de châssis.

N’hésitez pas à nous contacter et nous poser vos questions afin de vous assurer d’avoir les patins qui vous conviennent le mieux! 

14 mars 2018

L'affûteur, l'outil indispensable




Par Marc-Antoine Caron de  Marchands de vitesse
En collaboration avec Passion/Patin/Vitesse
Photos: Martin Holtom and stock photos

Si vous avez lu notre dernier article sur les pierres d’aiguisage, vous savez désormais comment bien les choisir et les utiliser. Dans l’article qui suit, nous ferons la lumière sur un autre outil essentiel du patineur, soit l’affûteur communément appelé le « jig ». Est-ce que ça vaut vraiment la peine de payer plus cher pour un affûteur dernier cri? C’est une question à laquelle je dois souvent répondre et c’est ce que je ferai également dans cet article.

D’abord, il est important de savoir que peu importe l’affûteur que vous avez, vous serez en mesure d’obtenir une lame qui coupe bien. Ce que je ne peux pas vous garantir par contre c’est le temps que ça prendra et la précision que vous aurez. En effet, certains affûteurs de par leur précision et leur conception permettent un aiguisage plus rapide et plus précis que d’autres modèles. Le défi lors de l’aiguisage est d’être capable de toujours placer les lames de la même manière et dans le même angle de 90 degrés à chaque fois. Il faut donc idéalement ne jamais démonter l’affûteur, toujours placer ses patins dans le même sens, de la même manière et toujours serrer les vis dans le même ordre et à la même tension. Si une telle procédure est mise en place, vous serez en mesure d’aiguiser rapidement et avec précision.


Certains modèles d’affûteur permettent néanmoins d’arriver très facilement à un résultat parfait sans avoir à se casser la tête. C’est ce qu’a réussi à faire la compagnie Nagano Skate. La compagnie québécoise a repris et simplifié le concept développé par Staybent aux États-Unis. Le concept de leur affûteur Argent 1.1 permet grâce à un point de contact très réduit sur la lame de placer les lames parfaitement sans avoir à se soucier de la tension dans les vis de l’affûteur. En bonus, la courbe de la lame ne sera pas affectée par l’aiguisage.

La question demeure, est-ce que ça vaut la peine de payer plus cher pour un affûteur comme le modèle Argent de Nagano Skate. La réponse est oui, si vous voulez obtenir un aiguisage qui est régulier et avoir l’angle le plus près possible de 90 degrés à chaque fois et ce facilement. De plus, un affûteur de qualité vous permettra de le garder très longtemps. Ceci dit, le fameux affûteur Maple qui est très répandu au Canada peut très bien faire le travail si vous avez une bonne procédure constante. 

Dernier conseil, si vous magasinez un affûteur usagé, assurez-vous que votre modèle de lame est compatible puisque certains modèles plus vieux ne conviennent pas à tous les modèles de lames.

N’hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions ou si vous avez besoin de conseils.

17 janvier 2018

Le berceau et la banane en patinage de vitesse


Certains aspects du patinage de vitesse demeurent un mystère pour plusieurs patineurs ou parents de patineurs. Le berceau et la courbe, communément appelée la banane, en font partie. J’essayerai donc dans les prochaines lignes de démystifier ces aspects en expliquant les principes de base de la préparation des lames, sans toutefois entrer dans les détails.

Texte: Marc-Antoine Caron de  Marchands de vitesse
En collaboration avec Passion/Patin/Vitesse
Photos: Schaats Foto's, Passion/Patin/Vitesse et Marchands de vitesse

Le berceau
D’abord, le berceau est le rayon ou la combinaison de rayons que la lame suivra. Selon le niveau du patineur et ce qu'il recherche, cette composante lui permettra entre autres de mieux tourner, de mieux glisser ou bien de mieux pousser. Plus le niveau du patineur sera avancé, plus le berceau aura un impact important. 

En courte piste, depuis quelques années, les berceaux dits progressifs en opposition aux berceaux constants sont devenus la norme. Il existe un nombre infini de combinaisons de berceaux progressifs. Ce type de berceau aura un rayon qui variera tout au long de lame. En déplaçant son poids sur la lame, le patineur pourra donc utiliser des rayons différents selon ce qu’il veut faire ou selon son positionnement sur le tracé. 


En règle générale, l’avant de lame sera l’endroit le plus rond, le centre de la lame le plus plat et l’arrière de la lame un peu plus rond que le centre. Plus c’est rond, donc plus le rayon est petit, plus la lame tournera, plus c’est plat, donc plus le rayon est grand, moins la lame tournera mais plus elle glissera et plus elle sera stable dans la glace. Un berceau plus plat requiert plus de force pour pousser étant donné qu’il y a une plus grande surface de contact entre la lame et la glace. Les patineurs avancés auront généralement un berceau plus plat pour pouvoir pousser plus fort et être plus stable dans les virages.

Il y a deux manières de faire un berceau. Certaines personnes le feront à la main, avec un affuteur et une pierre alors que la grande majorité le feront à l’aide d’une machine qui suivra et reproduira un profil déterminé. Sachez que les berceaux doivent être vérifiés et mis à jour régulièrement. Le simple fait d’aiguiser ses lames modifie un berceau.

La courbe / banane
Ensuite, la courbe de lame est la courbe que l’on donne au tube. Encore une fois, c’est une composante qui variera d’un patineur à l’autre selon son niveau. Elle permet de mieux tourner et également de garder la lame en contact avec la glace dans les virages. La courbe doit concorder avec le berceau pour que la lame garde contact sur la glace le plus possible. Plus le berceau est plat, moins il doit y avoir de courbe. De plus un patineur débutant bénéficiera d’une courbe plus prononcée dans les virages étant donné sa plus faible inclinaison.

La courbe de la lame est faite à l’aide d’une plieuse. Nous travaillons sur le tube et non directement sur la lame étant donné sa plus grande fragilité. Il est plus difficile de faire la courbe de la lame que le berceau de la lame. Plusieurs années de pratique sont nécessaires avant de bien maîtriser l’art de faire une courbe.

Le berceau et la courbe sont très importants et sont malheureusement souvent négligés par les patineurs. Il est très important de faire vérifier ses lames le plus souvent possible pour s’assurer d’avoir la combinaison optimale. 

C'est grâce à l’expertise de François Drolet, préparateur des lames de l’équipe canadienne de patinage de vitesse courte piste pendant plusieurs années, que nous sommes spécialisés dans la préparation des lames. N'hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions. 

13 décembre 2017

Les lames en courte piste

Les lames sont probablement la composante la plus importante de l’équipement d’un patineur de vitesse. Lorsque vient le temps de faire le choix d’une nouvelle paire de lames, il est important de comprendre que toutes les lames ne conviennent pas à tous les patineurs. Voici donc un petit guide pour mieux comprendre les différentes composantes des lames courte piste.

Par Marc-Antoine Caron de  Marchands de vitesse
En collaboration avec Passion/Patin/Vitesse
Photos: Schaats Foto's et stock photos

Lorsque je conseille un patineur qui désire avoir de nouvelles lames, je considère deux aspects : son poids et son niveau. En ayant en tête ces informations, je peux mieux l’orienter dans la bonne catégorie de lames. On peut séparer les modèles de lames sur le marché en quatre catégories. J’utilise deux composantes pour différencier ces catégories, soit le tube et la lame en tant que tel.

Le tube
Quand vient le temps juger de la rigidité d’une lame, le tube est sans doute l’aspect le plus important. Chaque compagnie offre différents types de tubes allant des plus flexibles aux plus rigides. Il est important d’avoir un tube adapté à notre poids et notre niveau afin de bien sentir ses lames. Un patineur qui aurait un tube trop flexible pour lui écraserait trop sa lame sur la glace ce qui créerait une perte d’énergie. La « banane » ou la courbe de la lame serait également changée ce qui affecterait les sensations. Au contraire, un patineur qui aurait un tube trop rigide pour lui pourrait avoir de la difficulté à bien sentir sa lame sur la glace. Finalement, on a vu il y a quelques années l’apparition des lames pré-courbées ou « Pre-bent » en anglais. C’est maintenant la norme chez tous les fabricants et ça permet au tube de garder sa rigidité plus longtemps. En effet, la courbe étant déjà faite en bonne partie, il y a beaucoup moins de travail à faire pour arriver à la courbe désirée. Le tube subi donc moins de stress et conserve ses propriétés initiales.

La lame
Ce que j’appelle la lame, est la partie qui touche la glace, la partie que l’on aiguise. Plus on avance dans les catégories, plus elle devient sophistiquée. La lame sera plus dure, elle sera plus rigide, elle conservera mieux son aiguisage et elle glissera plus. Il y a essentiellement trois types de métal: l’acier standard, le bimétal et la poudre de métal (PM). D’abord, l’acier standard se retrouve sur les lames pour débutants et les lames intermédiaires, soit les deux premières catégories. Il offre une excellente flexibilité et il est facile à aiguiser. Ensuite vient le bimétal qui est la combinaison d’un acier plus mou à la base du tube et un acier plus dur qui touche la glace. Il combine donc flexibilité et solidité avec une excellente glisse et un aiguisage durable. Finalement, il y a la poudre de métal qui comme son nom le dit est une poudre d’acier qui est fusionnée afin d’obtenir l’acier le plus pur possible avec le moins d’imperfection possible. Il offre donc une glisse exceptionnelle, un aiguisage incomparable et une très grande rigidité. Elle n’a qu'un inconvénient: sa fragilité. La très grande majorité des lames que vous voyez éclater sur la glace sont des lames de poudre de métal. C’est un risque à prendre!

Voici une vue d’ensemble des quatre catégories pour vous guider au travers des nombreux modèles disponibles. Ces catégories sont basées sur mes observations recueillies au fil des années.

Lames débutants
Ces lames conviennent parfaitement aux patineurs qui débutent ou aux patineurs de niveau régional: les Maplez Premium PB, les Bont Ultrasprint, les Pennington Begginer et les Evo Futuro.

Lames intermédiaires
Les lames commes les Bont GT3, les Pennington Katana (Bimetal) et les Evo Krypton 12C27 ont des tubes plus rigides que les lames débutantes pour mieux convenir à des patineurs de niveau interrégional et provincial.

Lames intermédiaires /avancées
Ces lames sont faites de bimétal en plus d’avoir un tube plus rigide. Elles conviennent à des patineurs de niveau provincial et plus. Certains patineurs légers patineront toute leur carrière sur des Maplez Gold PB, des Pennington 8005 ou des Evo QuarQ.

Lames avancées
Les Maplez Curvado PB, les Bont Platinum, les Pennington 9005 et les Evo Argon sont des lames très rigides et sont faites de poudre de métal. Elles sont adaptées à des patineurs avancés seulement.

Tous les modèles mentionnés sont disponibles en ligne chez Marchands de vitesse.

15 novembre 2017

Le casque en courte piste

Les commotions cérébrales sont très présentes dans notre sport. Dans la pratique du courte piste, il y a deux éléments qui jouent un rôle important dans la prévention des commotions, soit le système de matelas et le casque de protection. Bien que les patineurs n’aient pas de contrôle sur le système de matelas, ils en ont un sur le casque qu’ils porteront. Voici donc ce qu’il faut savoir avant de faire l’achat d’un casque.

Texte: Marc-Antoine Caron de  Marchands de vitesse
En collaboration avec Passion/Patin/Vitesse
Photos: Schaats Foto's & stock photos

Quelle forme choisir?

Depuis quelques années, nous avons vu arriver sur le marché de nouveaux casques avec une forme plus arrondie. Nous n’avons qu’à penser aux casques de marque EVO/Skate-tec ou bien aux casques Cadomotus. Pour certains, ça rappelle la forme très arrondie des anciens casques de patinage de vitesse qui ont disparus au début des années 2000. Cette nouvelle forme n’est pas anodine. En effet, la queue arrière du casque a été amenuisé afin de limiter le mouvement de rotation de la tête lors d’un impact. Des tests ont montrés que la queue du casque pouvait accentuée le mouvement de rotation et créer des blessures plus graves.



Un nouveau standard

Cette saison marque le retour en force d’un gros joueur dans l’équipement de patinage de vitesse. Louis Garneau vient de lancer son tout nouveau modèle, le casque VITESSE. En plus d’avoir une forme plus arrondie, il présente une nouvelle technologie qui était déjà présente dans le monde du vélo, la technologie MIPS. Encore une fois, ce système permet de diminuer au maximum la rotation de la tête lors de l’impact. Brièvement, MIPS permet au casque de bouger indépendamment de la tête. C’est donc dire que si le casque fait une rotation, la tête ne suivra pas. C’est possible grâce à coquille attachée à la structure du casque à l’intérieur. Il faut le voir pour le croire!


Choisissez le fini mat!

La couleur du casque peut également faire une différence lors de l’impact. En effet, au moment de faire un choix, un casque avec un fini mat devrait être privilégié. Les marques EVO/Skate-tec, Cadomotus et Louis Garneau offrent cette option avec certains de leurs modèles. Pourquoi? Lors d’un impact, un fini mat permettra au casque de glisser sur le vinyle des matelas alors qu’un fini lustré aura tendance à coller. Si le casque glisse, le mouvement de rotation de la tête sera moindre. Sachez par contre, que le port du bonnet de compétition permet la même chose.

Ne pas négliger l’ajustement

Afin de s’assurer d’avoir une protection maximale en cas de chute, le casque doit être bien ajusté sur la tête. Il s’agit d’une partie qui est souvent négligée, mais qui est très importante. Sachez qu’un casque mal ajusté peut causer des blessures parfois plus graves que si vous n’aviez pas de casque. Il faut donc s’assurer que l’attache sous le menton soit bien serrée. Ainsi, l’espace entre l’attache et le menton devrait être d’environ un doigt. Ensuite, la majorité des casques ont une roulette d’ajustement à l’arrière, assurez-vous qu’elle soit bien serrée. Finalement, le casque doit être le plus près possible de la tête. Les coussins du casque devraient toucher tout le tour de votre tête. Si ce n’est pas le cas, il est fortement suggéré d’ajouter des coussins pour y arriver. Lors d’un impact dans les matelas, si le casque ne touche pas bien la tête, il viendra la frapper à haute vitesse ce qui peut causer une commotion cérébrale. Le casque aura ainsi été inutile.

Tous les modèles mentionnés sont disponibles en ligne chez Marchands de vitesse.