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27 septembre 2017

Début de la saison courte piste à Budapest

Shim Suk-Hee corée du sud championne du monde courte piste
Les meilleurs patineurs sur courte piste croiseront le fer cette fin de semaine à Budapest en Hongrie dans le cadre de la première manche de la Coupe du monde de la saison.

Par Jackob Savard
Photo de Tony Chung (@shorttrackhd)

Les enjeux sont élevés en cette saison olympique et les patineurs vont tenter de se classer pour les grands Jeux. Pour ce faire, ils devront se qualifier parmi les 32 meilleurs patineurs sur 1000m et 500m et dans le top 36 au 1500m pour confirmer une place pour leur pays aux Olympiques. Chaque pays a droit à trois patineurs par distance. Les huit meilleures équipes de relais auront également la chance de patiner pour une médaille. C’est lors de cette compétition que nous verrons les forces en présence en vue des Olympiques et des Championnats du monde qui se tiendront à Montréal.

Nous vous avons déjà présenté les équipes qui représenteront le Canada, les États-Unis et l’Irlande. Cette compétition nous permettra d’en apprendre plus sur les équipes des autres pays.

Suivez notre page facebook et notre compte instagram pour ne manquer aucun résultat.

20 août 2017

François Hamelin doit à son tour se retirer des Sélections de l’équipe courte piste 2018

Photos: Patrick Charbonneau
Texte: Carl Savard

Une chute subie lors d'un accrochage avec Sasha Fathoullin en demi-finale du 1500m et se terminant dans les matelas pousse François Hamelin à déclarer forfait pour la dernière journée de compétition des Sélections de l’équipe courte piste 2018. 

Hamelin qui est au plus fort de la course pour une place sur l'équipe, devra à son tour attendre la décision du comité de sélection responsable d'attribuer le place discrétionnaire pour l'équipe de Coupe du monde d'automne servant à se préparer pour les Jeux Olympiques de Pyeongchang. 

Plus de détails à venir. 

11 août 2017

Les yeux rivés sur les Sélections olympiques


Marianne 3.jpg
Les Sélections olympiques en vue des Jeux de Pyeongchang se dérouleront dès demain à l'aréna Maurice-Richard.

Par Jackob Savard
Photos: Tony Chung (@SHORTTRACKHD)

Cinq précieuses places sur l’équipe olympique féminine et masculine seront disputées lors de cette féroce compétition. À moins d’un énorme revirement de situation, les leaders de l’équipe canadienne Marianne St-Gelais et Charles Hamelin seront de retour pour leurs troisième et quatrième jeux respectivement. La vice-championne du monde est tout simplement dominante au niveau national et international depuis plusieurs années et sa saison 2016-2017 n’a pas fait exception. Elle est presque intouchable au niveau canadien. Rappelons-nous que seule Kim Boutin avait réussi à la battre sur une distance aux Championnats canadiens 2017. (vous pouvez visionner la course ici ).

charles copie.jpgMême si la saison dernière a été plutôt difficile pour Hamelin, il a su faire preuve de caractère et obtenir de bons résultats dans la deuxième partie de la saison. Le quadruple médaillé olympique avait offert une bonne performance aux Championnats canadiens qui lui avait valu une troisième position malgré une disqualification sur 1500m.

Lutte intéressante chez les femmes


kim.jpgPlusieurs femmes peuvent convoiter une des cinq places pour les Jeux de Pyeongchang. La Sherbrookoise Kim Boutin qui a très bien performé la saison dernière sera définitivement de toutes les batailles et fait partie de nos favorites pour intégrer l’équipe olympique. L’expérimentée Valérie Maltais qui a pris part aux Jeux de Vancouver et de Sochi et qui a contribué à la médaille au relais 3000m en 2014 sera elle aussi parmi celles qui joueront gros pour accéder à l’équipe. Kasandra Bradette, Jamie Macdonald, Namasthée Harris-Gauthier et Camille Rainville auront également leur mot à dire lors de ces sélections.


charle.jpgTableau très ouvert du côté des hommes


Même si les places de Charles Hamelin, Samuel Girard et Charle Cournoyer semblent assurées, la compétition chez les hommes est extrêmement serrée et rien n’est encore joué. Est-ce que le patineur de Pointe-aux-Trembles Pascal Dion saura faire sa place comme il l’a si bien fait l’an dernier? Il n’a pas peur de défier les vétérans et il avait d’ailleurs passé très près de remporter le 500m aux Championnats canadiens la saison dernière avec un dépassement spectaculaire sur Charles Hamelin qui s’était malheureusement terminé dans les matelas (vous pouvez visionner la course ici).

Ce ne sera pas pour autant une promenade dans le parc pour ces quatre patineurs. L’Ontarien William Preudhomme est très près du quatuor et il sera définitivement à surveiller dès demain. Il ne faut surtout pas négliger les vétérans François Hamelin et Guillaume Bastille qui vont bénéficier de leur expérience au cours de ces sélections. Il sera très intéressant de voir comment Sasha Fathoullin se débrouillera, lui qui n’a pas compétitionné  l’an dernier. Voici d’ailleurs, une entrevue réalisée par Passion/Patin/Vitesse avec ce dernier concernant cette pause: En quête de sens: rencontre avec Sasha Fathoullin.

Chaude lutte en vue

Nous aurons droit à des courses chaudement disputées lors de ces sélections. Ce sera définitivement un spectacle à ne pas manquer. Les dates des compétitions sont les 12, 13, 16, 19 et 20 août à l’aréna Maurice-Richard.

Vous pouvez visiter notre chaîne Youtube ou l’onglet vidéo de notre page Facebook pour voir toutes les finales des Championnats canadiens s
éniors et de la Sélection nationale #2 de la saison 2016-2017 pour vous préparer pour le weekend.



8 août 2017

Tourner en rond


Texte: Catherine Mailloux
Photos: Tony Chung (@SHORTTRACKHD)  et Catherine Mailloux

«Vous faites juste tourner en rond», s’exclama un camarade de classe lors d’une présentation orale que j’avais faite sur le sport que je pratique depuis «l'après-berceau», le patinage de vitesse.

Une promenade dans ma ville natale m’a permis de me remémorer ce moment qui m’avait, à l'époque, blessée. J’allais ici et là dans mon quartier lors du congé pascal, en observant les changements qui ont eu lieu durant mon absence, me laissant porter par ma nature nostalgique qui me pousse vers les lieux où ma mémoire a fait halte il y a des années. J’avais arrêté mon pas devant l’école primaire que j’ai fréquentée plus jeune. L’entrée extérieure avait été rénovée, la garderie reconstruite...  Puis le souvenir de cette présentation orale m’est alors apparu. La remarque «vous faites juste tourner en rond» se promenait dans ma tête. À l’époque, je n’avais su quoi répondre au commentaire gratuit et rempli d’ignorance de mon camarade de classe. Ce qui m’a frappée, dans cette remémoration, c’est qu'aujourd’hui, à 18 ans, j’ai la réponse.  



J’ai grandi avec le patinage de vitesse dans ma vie. Aujourd'hui, je réalise que notre rapport au sport change avec le temps. Enfants, les objectifs sont de développer des relations humaines avec les autres patineurs et les entraîneurs tout en développant des habiletés motrices qui serviront tout au long de notre vie. Bien sûr, ces objectifs sont communs à tous les sports. Cependant, le patinage de vitesse est un sport des plus complexes. Je parlerai au nom de tous les patineurs de vitesse, car je ne suis pas la seule,  ni la première ni la dernière qui ont et qui auront envie de répondre à ces gens qui ont pour seule image du sport celle qui est rarement montrée à la télévision, celle de tourner autour de 14 petits blocs noirs à l’intérieur desquels nous ne devons pas patiner.

Pour nous, patineurs de vitesse, la complexité du sport fait partie de notre quotidien, et en prenant un brin de recul, il est évident que la principale caractéristique du patinage de vitesse, celle de tourner en rond et toujours à gauche, se détache complètement de la vraie complexité des choses auxquelles les patineurs doivent faire face. Pour être honnête, tourner en rond n’est pas quelque chose à laquelle on pense lorsque nous posons le patin sur la glace: c’est inné, c’est naturel, c’est une évidence pour le corps, c’est un besoin du corps. En réalité, avec contrôle nous devons pousser, coordonner, forcer, glisser, penser, maîtriser, courser, anticiper, décider, respirer, compter, s’amuser, …, et oui, il nous arrive même de sourire, tellement cet agrégat de tâches et de sensations est satisfaisant, comblant. Nous défions les lois de la gravité tout en travaillant en symbiose avec elle, tandis que d’autres choisissent de défier les lois judiciaires.


«Je me dis que, si elles n’en étaient pas toutes mortes, c’est que la douleur ne tue pas.¹»

La douleur est une bête féroce qu'on doit affronter de façon quotidienne et plus on lui tient tête, plus on l’apprivoise avec le temps, et plus on apprend à coopérer avec elle. La douleur est souvent diamétralement opposée avec elle-même, c’est-à-dire qu’elle peut nous transbahuter sauvagement vers l’abandon ou nous prendre par la main et nous transporter vers ce lieu qu'on appelle le dépassement de soi. Chez plusieurs personnes, cette manière de travailler avec la douleur n’est pas innée. Au contraire, c’est le résultat d’un long processus de travail sur soi. En effet, la barrière physique et mentale est fine entre arrêter, rongé par la fatigue, et faire une rep de plus, un croisé de plus, un tour de plus. À chaque fois qu'on y parvient, on se rend compte que la douleur est une bête qui ne tue pas.


Il n’y a pas que la douleur physique qui représente un défi, il y a aussi la douleur de performer. Dans un sport comme le patinage de vitesse où l’entraînement s’effectue en groupe mais les compétitions se font individuellement, la comparaison avec l’autre peut rapidement devenir écrasante puisqu'elle peut nous empêcher de voir nos accomplissements personnels. De surcroît, il y a ce qu'il y a de plus important et de plus impressionnant dans l’équipement du patineur de vitesse: la lame. Munie de deux courbures (une sur le dessous et une sur le côté de la lame) bien propres à chaque patineur, la lame nous sert évidemment de surface de contact afin de glisser sur la glace. Les mesures de ces courbures, précises au millimètre près, permettent aux patineurs d’obtenir, entre autres, l’inclinaison typique due à la très haute vitesse. L’inconvénient, c’est que ces mesures varient à notre insu en fonction des chocs, de la tension, de l’aiguisage… Et vous l’aurez deviné, un simple petit changement peut nous faire perdre confiance en patinant. Additionner ceci avec la constante comparaison avec l’autre permet de réaliser qu'il peut être facile de se décourager.

Bref, c’est ce que j’aurais aimé répondre à mon camarade de classe après ma présentation orale il a quelques années. Le patinage de vitesse est un sport hautement complexe qui nécessite une grande connaissance de soi, une discipline hors pair, une concentration à toute épreuve, et j'en passe. Tourner en rond ne suffit pas.
__________________ ¹ HARPMAN Jacqueline, Moi qui n’ai pas connu les hommes, Paris, Le livre de Poche, 1995, p.82

29 juin 2017

Un esprit scientifique dans le corps d’un athlète.


Texte:Carl Savard
Photos: Marc-Antoine Caron, Peter Doucet et Passion/Patin/Vitesse

Patineur de vitesse sur courte piste, recordman du monde au 24h Roller de Montréal, auteur d’un livre sur les techniques et la mécanique du courte piste, fraîchement nommé à titre d'entraîneur chef du Club de patinage de vitesse région Lanaudière (CPVRL), fondateur d’une boutique de vente d'équipements de roller, Bruno Pettersen-Coulombe est un passionné avide de réponses et de solutions. Un esprit scientifique dans le corps d’un athlète.

La glace

Bien que son intérêt pour le patinage pris naissance avec le film D2: Les Mighty Ducks, l’idée de pousser une rondelle vers un but n'éveillait pas les passions chez lui autant que l’idée de filer à vive allure sur la glace. En 1998 alors qu'il regarde les Jeux Olympiques de Nagano à la télévision, le jeune Bruno fait une découverte incroyable: l’existence du patinage de vitesse courte piste. Habitant Varenne à l’époque, il débute sa carrière sur glace au Club de patinage de vitesse de Sainte-Julie. Il se joindra plus tard au club Montréal-Gadbois et atteindra éventuellement le groupe 1 du niveau Élite. Bien qu'il ait pris une pause l’an dernier, il songe à participer à nouveau à des compétitions en courte piste dans le future.

Le bitume

Durant son enfance, Bruno Pettersen-Coulombe patine à roulettes dans l’entrée de la résidence familiale avec des patins récréatifs peu efficaces. Un jour, l’un de ses oncles lui offre des patins avec des roues en uréthanes lui permettant de commencer à lancer des défis à ses amis se déplaçant en vélo. Il commence même à passer les journaux en patins,  sautant les trottoirs, montant les escaliers et évitant les obstacles avec brio.  C’est en 2007 que ce sport estival commence à prendre une plus grande place dans sa vie. Suite à une saison décevante sur glace, Pettersen-Coulombe a besoin de changer d’air. En faisant des recherches sur le Web, il tombe sur des informations concernant le 24H Roller de Montréal. Il décide de s’équiper et commence à rouler de façon plus sérieuse. Il tombe amoureux de l’événement et participe à toutes les éditions du 24H Roller de Montréal à partir de ce moment, mais aucune ne sera plus marquante que l’édition 2014.

Le record du monde

En janvier 2014, Pettersen-Coulombe s’entraîne en courte piste au CRCE. Allant à l’université le soir, s’entraînant tôt le matin et voyant son groupe d’amis patineurs prendre d’autres chemins ou cesser l’entraînement, la motivation est de moins en moins présente pour continuer de pousser sur la glace. Lors d’une soirée bien arrosée entre amis, le jeune homme lance devant tout le monde qu'il va battre le record du monde en solo du 24H Roller Montréal à la fin de l’été. Une semaine plus tard, un ami l’invite à joindre son équipe pour le 24H Roller, mais l'idée de le faire en solo et de battre le record est restée imprégnée dans sa tête. Personne, ne le fera changer d’idée, surtout pas en tentant de lui faire croire qu'il est un peu fou. Il commence alors à élaborer son plan de match et sa préparation et prend goût à être son propre coach, à gérer son horaire et à faire les recherches nécessaires pour s’assurer d’accomplir l’exploit de parcourir le plus de tours possible du Circuit Gilles-Villeneuve à Montréal en 24 heures.
Durant ses mois de préparation, un seul moyen de transport: ses patins à roues alignées. Partout. Tout le temps. En remplacement du vélo, du métro, de l’auto. Vivant des moments plus difficiles dans sa vie, ses entraînements et ce défi énorme qu'il s’est lancé lui permettent un équilibre dont il a grandement besoin. Au jour J, Pettersen-Coulombe prend rapidement de l’avance sur le recordman précédent, Christian Beausoleil, et tente de maintenir le plus longtemps possible un rythme lui permettant de garder cette avance. Après huit heures, tout semble bien allé. Une impression que sans être facile, ce ne sera pas aussi difficile qu'il l'envisageait. Puis, au levé du soleil, il frappe un mur. Tout à coup, le doute s’installe tranquillement et durant le dernier tiers du défi, il commence à se dire qu'il ne battra peut être pas le record. Alors que le moral des gens qui l’appuient est à la hausse et qu'ils commencent de plus en plus à croire en sa réussite, dans la tête de Bruno Pettersen-Coulombe tout commence à se bousculer. Il chute à deux reprises et la deuxième est de trop. Il s’emporte, invoque tous les saints du ciel et a l’impression qu'il ne pourra plus mettre un pied devant l’autre. Un ami arrive à le calmer et l’aide à focaliser sur seulement avancer. Il possède une avance importante sur le record et doit se concentrer seulement sur ne pas abandonner. Le record est toujours à sa portée.
Quelques heures plus tard, il passe la ligne d’arrivée avec 652,32km roulés en vingt-quatre heures, complétant 151 tours du circuit Gilles-Villeneuve. Cinq tours de plus que le record établie l’année précédente par Christian Beausoleil. Dans les minutes suivant son record, il annonce sans hésitation qu'il ne le fera plus jamais. Trois jours plus tard, il est déjà à évaluer comment il aurait pu optimiser sa performance. En ce moment, il ne ferme pas la porte à se relancer dans l’aventure un jour. Il a également d’autres grands défis de roues alignées en tête dont le Athens to Atlanta road skate et le New-York 100K.  

Un livre et une boutique en ligne

En plus d’être passionné par la pratique du patinage de vitesse sur glace et sur le bitume, Bruno Pettersen-Coulombe possède un esprit scientifique et un goût pour les affaires qui l’ont poussé à explorer d’autres avenues reliées à son sport favori. En 2014 il lance le livre Le patinage de vitesse courte piste - Techniques et principes mécaniques et lance une deuxième édition encore plus complète en 2016. À la base, c'est son désir de mieux comprendre son sport qui le pousse à faire des recherches intensives.. Il se questionne beaucoup sur le fait qu'aucun ouvrage n’existe vraiment sur le sujet et remet un peu en question le fait qu'au Canada, l’enseignement du sport qu'il affectionne est principalement basé sur le passage de l’information via les différentes générations d’entraîneurs. Des contradictions entre coachs, des explications données au feeling plutôt que basées sur des faits, un certain manque de rigueur scientifique.  Sa soif de savoir l’incite à pousser ses recherches et il découvre plus d’une soixantaine d’études poussées sur le patinage en provenance d’Europe. Des études dont il n’a jamais entendu parler ici et qu'il souhaite utiliser pour clarifier les techniques et principes mécaniques du patinage de vitesse courte piste. Un ouvrage que je recommande d’ailleurs à tous les fervents du sport ayant besoin de mieux comprendre le courte piste au niveau technique.

Bruno Pettersen-Coulombe a également mis sur pied, il y a quelques année, la boutique en ligne: Optimal Skating ( www.optimalskating.com )  Le désir d’offrir une option supplémentaire québécoise aux adeptes de patinage de vitesse à roues alignées quand vient le temps d'acheter de l'équipement est à l’origine du lancement de cette boutique.

Bien qu'il soit en train de développer un intérêt de plus en plus grandissant pour un autre sport de vitesse où son esprit scientifique pourra s’épanouir, le karting, le patinage de vitesse occupera toujours une place importante dans sa vie.

Pour plus d’informations concernant le livre Le patinage de vitesse courte piste - Technique et principe mécanique , vous pouvez contacter Bruno Pettersen-Coulombe via son site web www.optimalskating.com

31 mai 2017

Course à l’armement

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Il y a maintenant près de 4 ans que Matter et Powerslide ont commencé les discussions à propos de roues de 125 millimètres. Certains croyaient que ce nouvel assemblage ne fonctionnerait jamais et que le 110mm était fait pour rester. Ce diamètre, certes audacieux, mais très profitable, devient la norme pour certains types d'épreuves et toutes les compagnies se sont jointes à la course.

Par Jackob Savard

Le commencement
C’est une fois de plus la compagnie Matter qui pousse dans l’innovation et prône un plus gros diamètre. La compagnie de roues américaine alliée avec la marque allemande Powerslide s’est lancée dans une grande campagne publicitaire pour tenter de faire connaître et accepter ces roues. Un de leurs premiers coups publicitaires a été de créer une équipe de champions du monde tous équipés en 125mm pour le 24h du Mans de 2015. Ils avaient alors fracassé le record de l’événement et Bart Swings avait battu le record du tour le plus rapide avec cette nouvelle technologie.

C’est dans son bulletin technique de janvier 2016 que la FIRS (Fédération internationale roller sports) avait annoncé la nouvelle: les roues de 125mm allaient pouvoir être utilisées officiellement lors des marathons et les plus longues distances, et ce dès le 1er février 2016. Pour le monde du roller, cette annonce a été une révolution tout aussi marquante qu’à l’arrivée des 110mm il y a un peu moins de 10 ans.

Les détracteurs se lancent dans la création
Pendant qu’ils dénigraient tout à propos des 125mm, les concurrents de Matter étaient en train de créer leurs propres modèles de leurs côtés. L'avenir était dans les 125mm et ils le savaient. Au début, le choix de platine était assez varié, mais les roues one20five de Matter avaient le monopole. Assez rapidement, des compagnies qui étaient complètement contre ce nouveau diamètre se sont mises à mettre des photos de prototypes sur les réseaux sociaux et à informer leurs fans de l’arrivée imminente de telles roues. La course à l’armement était lancée.  
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Quelques patineurs en 125mm au départ de la Coupe Québec #1 Photo: Passion/Patin/Vitesse

L’aluminium, une autre révolution?

La première roue qui pouvait espérer faire concurrence au modèle de Matter était la Red Magic hardcore de Bont et MPC. Les deux marques ont tenté de renchérir avec une autre évolution pour tenter de devancer Matter: un noyau en aluminium. Les Red Magic sont des roues intéressantes et des patineurs de grand gabarit peuvent y trouver leur compte, particulièrement sur des tracés longilignes.

L’arrivée des autres marques
Alors que Matter a déjà plusieurs modèles, dont les deux générations de One20five, les g13, les Code white et les Image, d’autres compagnies comme Arma, Mpc, Atom, Rollerblade et Mota en sont à leur première génération de 125mm. Plusieurs modèles voient ainsi le jour avec chacun leurs spécificités qui sauront plaire à chaque type de patineurs.

Des nouvelles roues de 125mm plus abordables font également leurs entrées dans le monde du roller. Nous pensons notamment aux Matter Image, qui sont de bonnes roues d’entraînement, et aux nouvelles roues Infinity Plus de Powerslide, qui ont également un prix très intéressant. L’Allemand Felix Rijhnen est d’ailleurs monté sur le podium du Rhein-Main Skate-Challenge avec ces nouvelles roues. Les roues de la gamme Rollerblade sont aussi assez abordables.

Les gens de chez Matter ne devaient pas être si fous, car les 125mm sont devenues la référence en terme de roue pour les longues distances et tout le monde s’est mis à les imiter. C’est une révolution pour notre sport et les avantages de ce diamètre sont évidents.

Jusqu'où pensez-vous que cette constante évolution des roues se rendra?