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9 avril 2018

European cup #2 - Sandrine Tas dominates, Thiebault surprises


Sandrine Tas from Belgium and Valentin Thiebault from France won the second Europa cup of the season that was held this weekend in Lagos, Portugal.

By Jackob Savard

Sandrine Tas and Valentin Thiebault, both from Powerslide, finished on top of the overall classification at the second European cup of the season that was, for a second week in a row, complicated by the rain.

Tas was too strong
Sandrine Tas was dominant as she won 3 of the 4 distances that were competed this weekend. She looked simply too strong and there was not a lot of skaters who were able to challenge her. Sheila Posada finished second and Aura Quintana third. It’s a great first competition of the season for Sandrine Tas and she will surely continue to impress us all season long.


A first big senior win for Thiebault
Valentin Thiebault offered a great and consistent performance this weekend to finish on top of the overall ranking. In his first senior season, Thiebault proved that he will fastly climb his way to the top of the senior category. He started the weekend’s competition with an impressive victory in the 300m time trial. He added some good results in the three other distances to confirm his overall victory. Gwendal le Pivert and Diogo Marreiros finished respectively in second and third place of the overall ranking.

Giovanni Trebouta impresses
Giovanni Trebouta who had already shown some good things last week at the Trophée des 3 pistes, was able to win this weekend’s points race with a solid performance. Just like Thiebault, Trebouta is at his first strides in the senior category and is proving that France's inline speed skating future is in good hands.

Marreiros offers a great performance at home
The Portuguese skater Diogo Marreiros was racing at home and offered a good performance in front of his family and friends as he finished third in the overall classification. He got a good third place in the points race on day 2 and won the half-marathon to end his competition at home with style.


20 août 2017

Following an incident yesterday, François Hamelin has to withdraw from the last day of competition.

Photos: Patrick Charbonneau

Text: Carl Savard

A hard fall that ended up in the mattresses after a clash with Sasha Fathoullin in the semis of the third 1500m of the competition, forces François Hamelin to withdraw from the last day of competition of the selection process to determine who will represent Canada in the World cup circuit this fall and at the next Olympic games in Pyeongchang next winter. 


Hamelin who has been battling hard to get one of the spots available will have to wait for the selection commity to decide if he gets the discretionary ticket available for the games. 

More details to come later

8 août 2017

Tourner en rond


Texte: Catherine Mailloux
Photos: Tony Chung (@SHORTTRACKHD)  et Catherine Mailloux

«Vous faites juste tourner en rond», s’exclama un camarade de classe lors d’une présentation orale que j’avais faite sur le sport que je pratique depuis «l'après-berceau», le patinage de vitesse.

Une promenade dans ma ville natale m’a permis de me remémorer ce moment qui m’avait, à l'époque, blessée. J’allais ici et là dans mon quartier lors du congé pascal, en observant les changements qui ont eu lieu durant mon absence, me laissant porter par ma nature nostalgique qui me pousse vers les lieux où ma mémoire a fait halte il y a des années. J’avais arrêté mon pas devant l’école primaire que j’ai fréquentée plus jeune. L’entrée extérieure avait été rénovée, la garderie reconstruite...  Puis le souvenir de cette présentation orale m’est alors apparu. La remarque «vous faites juste tourner en rond» se promenait dans ma tête. À l’époque, je n’avais su quoi répondre au commentaire gratuit et rempli d’ignorance de mon camarade de classe. Ce qui m’a frappée, dans cette remémoration, c’est qu'aujourd’hui, à 18 ans, j’ai la réponse.  



J’ai grandi avec le patinage de vitesse dans ma vie. Aujourd'hui, je réalise que notre rapport au sport change avec le temps. Enfants, les objectifs sont de développer des relations humaines avec les autres patineurs et les entraîneurs tout en développant des habiletés motrices qui serviront tout au long de notre vie. Bien sûr, ces objectifs sont communs à tous les sports. Cependant, le patinage de vitesse est un sport des plus complexes. Je parlerai au nom de tous les patineurs de vitesse, car je ne suis pas la seule,  ni la première ni la dernière qui ont et qui auront envie de répondre à ces gens qui ont pour seule image du sport celle qui est rarement montrée à la télévision, celle de tourner autour de 14 petits blocs noirs à l’intérieur desquels nous ne devons pas patiner.

Pour nous, patineurs de vitesse, la complexité du sport fait partie de notre quotidien, et en prenant un brin de recul, il est évident que la principale caractéristique du patinage de vitesse, celle de tourner en rond et toujours à gauche, se détache complètement de la vraie complexité des choses auxquelles les patineurs doivent faire face. Pour être honnête, tourner en rond n’est pas quelque chose à laquelle on pense lorsque nous posons le patin sur la glace: c’est inné, c’est naturel, c’est une évidence pour le corps, c’est un besoin du corps. En réalité, avec contrôle nous devons pousser, coordonner, forcer, glisser, penser, maîtriser, courser, anticiper, décider, respirer, compter, s’amuser, …, et oui, il nous arrive même de sourire, tellement cet agrégat de tâches et de sensations est satisfaisant, comblant. Nous défions les lois de la gravité tout en travaillant en symbiose avec elle, tandis que d’autres choisissent de défier les lois judiciaires.


«Je me dis que, si elles n’en étaient pas toutes mortes, c’est que la douleur ne tue pas.¹»

La douleur est une bête féroce qu'on doit affronter de façon quotidienne et plus on lui tient tête, plus on l’apprivoise avec le temps, et plus on apprend à coopérer avec elle. La douleur est souvent diamétralement opposée avec elle-même, c’est-à-dire qu’elle peut nous transbahuter sauvagement vers l’abandon ou nous prendre par la main et nous transporter vers ce lieu qu'on appelle le dépassement de soi. Chez plusieurs personnes, cette manière de travailler avec la douleur n’est pas innée. Au contraire, c’est le résultat d’un long processus de travail sur soi. En effet, la barrière physique et mentale est fine entre arrêter, rongé par la fatigue, et faire une rep de plus, un croisé de plus, un tour de plus. À chaque fois qu'on y parvient, on se rend compte que la douleur est une bête qui ne tue pas.


Il n’y a pas que la douleur physique qui représente un défi, il y a aussi la douleur de performer. Dans un sport comme le patinage de vitesse où l’entraînement s’effectue en groupe mais les compétitions se font individuellement, la comparaison avec l’autre peut rapidement devenir écrasante puisqu'elle peut nous empêcher de voir nos accomplissements personnels. De surcroît, il y a ce qu'il y a de plus important et de plus impressionnant dans l’équipement du patineur de vitesse: la lame. Munie de deux courbures (une sur le dessous et une sur le côté de la lame) bien propres à chaque patineur, la lame nous sert évidemment de surface de contact afin de glisser sur la glace. Les mesures de ces courbures, précises au millimètre près, permettent aux patineurs d’obtenir, entre autres, l’inclinaison typique due à la très haute vitesse. L’inconvénient, c’est que ces mesures varient à notre insu en fonction des chocs, de la tension, de l’aiguisage… Et vous l’aurez deviné, un simple petit changement peut nous faire perdre confiance en patinant. Additionner ceci avec la constante comparaison avec l’autre permet de réaliser qu'il peut être facile de se décourager.

Bref, c’est ce que j’aurais aimé répondre à mon camarade de classe après ma présentation orale il a quelques années. Le patinage de vitesse est un sport hautement complexe qui nécessite une grande connaissance de soi, une discipline hors pair, une concentration à toute épreuve, et j'en passe. Tourner en rond ne suffit pas.
__________________ ¹ HARPMAN Jacqueline, Moi qui n’ai pas connu les hommes, Paris, Le livre de Poche, 1995, p.82

Going around in circles


Text: Catherine Mailloux
Translation: Carl Savard
Photos: Tony Chung (@SHORTTRACKHD)  and Catherine Mailloux

“All you do is go around in circles”, those words came from a classmate as I was delivering a speech about the sport I love, the one I have been practicing all my life: speed skating.

This memory came back to me earlier this year during Easter holidays while I was wandering through my old neighborhood, observing all the things that have changed since I had left, soaking up the memories from the places I use to visit routinely as a kid. When I stopped in front of my old elementary school, the outside look of it was different, the daycare was rebuilt but the souvenir of this presentation I had done years ago was still vibrant. I remembered how hurtful it felt. These words : “All you do is go around in circles” were stuck in my head. At the time, I had no answer for this uncalled for and ignorant remark resonating in the classroom. After all these years, I now have one.  



Speed skating has always been part of my life, but I realise now that what I get from it is different. As a kid, it helped me develop basic skills that will serve me all my life but a big part of my passion for the sport was also linked to the relationships I built with my teammates and coaches. This is true in most sports, but I think my fellow speed skaters would agree that speed skating is a different animal. We would like to help people understand each and every aspect of our sport that is not related to going around in circles on a track marked by fourteen little black blocks. The part that is never shown by the media. Considering our sport is rarely seen on television, there would be a lot to share

For us skaters, the complexity of our sport doesn’t rely on the fact that we are going around in circles, always turning left. To be quite frank, it is the part we never think about. It is the part we learned right away. The part that we never question ourselves about. Turning left in circle is natural for our body, it’s a fact, a necessity. Our mind normally surfs the waves of everything else related to our beloved sport: coordination, strength, anticipation. We think about the details related to pushing, racing, thinking, breathing, sliding, counting and decision making. You will see us smile sometimes during races because of how satisfying it is to feel like you are mastering every aspects not related to going around in circles. We work on defying the law of gravity, to become one with it, while others chose to defy judicial laws.


«The thought occurred to me that if they were not killed by it, it meant pain doesn’t kill¹.» »

Pain is a ferocious beast that we battle daily and the more we challenge it, the more we learn to tame it, to cope with it. The irony of pain is that it can chew you up and spit you out to the point of giving up but it can also take your hand and lead you to those glorious feelings linked to success and fulfillment. For most people, working alongside pain is against nature. It requires time and hard work physically but also psychologically. The line between our physical and psychological reactions is so tin that we are always on the razor’s edge: on one side quitting out of exhaustion on the other, one more repetition, one more push, one more lap. Everytime we succeed, we realise that pain is a beast that does not kill.


If it was only the physical pain. Psychologically, the need to succeed can also be painful. In a sport where results are individual but training is done as a group, comparing yourself with others can become a burden that will undermine your capacity to enjoy your own success. Then, there is also the part where things can go wrong with our equipment, most importantly the blades. Curved at the bottom like a rocking chair and sideways to help us turn the corners, everyone has their own preferences when it comes to settings but the purpose is the same: keeping us in touch with the ice surface, as steady as possible. These adjustments of millimeter precision, allow us to stick to the ice in the classic leaning pose defying gravity at high speed in the corners. The smallest thing can change those important settings without notice: a small bump, the sharpening session, the tension of the blades. You probably won’t be surprise if I tell you that those small changes can modify our feelings on the ice and make us hesitant. Add those imponderable elements to the pressure to perform and it becomes easy to understand how fast one may feel disheartened.

In retrospect, that is the answer I would give my classmate if I could go back in time and redo that presentation. I could go on and on but in short, speed skating is a complex sport, requiring a great discipline, an unshakeable concentration level and a deep understanding of who you are. Just going around in circle is not enough.
__________________ ¹ Free translation / original quote from HARPMAN Jacqueline, Moi qui n’ai pas connu les hommes, Paris, Le livre de Poche, 1995, p.82

29 juin 2017

A scientist's mind in an athlete’s body.


Text: Carl Savard
Photos: Marc-Antoine Caron, Peter Doucet and Passion/Speed/Skating

Short track speed skater, inline speed skating world record holder at the 24H Roller Montreal, author of a book about techniques and mechanical concepts related to short track, brand new coach of the CPVRL and founder of an online boutique selling inline speed skating items, Bruno Pettersen-Coulombe is a passionate man eager to learn and looking for answers. A scientist mind in an athlete’s body.   

On the ice

Even though D2: The Mighty Ducks is what got him interested in skating, the idea of skating fast was more appealing to young Bruno than pushing a puck with a stick towards a net. In 1998, while watching the Nagano Olympic games on television, he falls in love with a sport he did not even know existed: short track speed skating. Living in Varenne, Qc, he joins the Sainte-Julie Speed Skating Club. He later skated for the Montreal-Gadbois club and eventually competed in the top group of the Elite circuit. Even though he took a year off last season, he still plans on competing again in the near future.

On the asphalt

When he was young, he used to rollerblade in the driveway of the family residence with cheap skates on plastic wheels. One day, an uncle offered him skates with urethan wheels and it totally changed the game. He started challenging his buddies that were riding bikes. He even started skating his paper route, jumping over sidewalks, going up staircases and avoiding obstacles but it's only in 2007 that rollerblading for fun turned into inline speed skating.
Following a disappointing season on the ice, Pettersen-Coulombe felt like he needed a change of scenery. While doing some researches on the internet, he came across informations about the 24H Roller Montreal. Feeling like it could be a cool new way to train, he bought everything he needed and started rolling. Since that day, he took part in all the editions of the 24H Roller Montreal but the 2014edition will always be the special one.

The world record

In January 2014 while training in short track speed skating at the RTC in Montreal, Bruno Pettersen-Coulombe enters a reflexion phase. Early training sessions, late night classes in school and friends one by one quitting the sport are taking a toll on him. Motivation is not as high as it used to be. After a few drinks at a party, Pettersen-Coulombe announces that he will beat the 24H Roller Montreal world record for most laps in 24h in the solo category the following august. A week later, a friend invites him to be part of his team for the event, but the idea of beating the solo record still spins in his head. Nobody will make him change his mind. Especially not those who think he is crazy. He started working on his training plan and pretty fast, enjoyed being his own coach, working on his own schedule and doing research to be ready for the challenge.
During those months of training, only one means of transport: his inline skates. Everywhere. All the time. His skates replaced the car, the metro, the bike. Going through some hard times in his life, training for that difficult challenge brings him peace and balance. On race day, the young man is focused on trying to roll at a faster pace than record holder Christian Beausoleil from the get go and try to take a lead on the record and deal with pain later. After eight hours, everything seems to be fine, but on the next morning he hits a wall. Doubt seems to be getting into his brain. The more his friends are starting to believe, the more his own faith seems to be going down.  He ends up falling twice and the second time is too much for him. He bursts into rage and shouts every curse words he knows and is under the impression that he won’t be able to put one foot in front of the other. One of his friends helps him calm down and gets him to focus on going forward. He still is ahead as far as pacing goes and the record is still beatable.
A few hours later, Bruno Pettersen-Coulombe crosses the finish line after sakting 652,32km in twenty-four hours. 151 laps of the Gilles-Villeneuve racing circuit, five laps more than Christian Beausoleil’s performance in 2013. A few minutes after crossing the line, he announces that he will never do it again. A few days later, he starts thinking of what he could have done differently to do better. Four years later, he is definitely keeping the door open to an eventual sequel. He would also like to do the Athen to Atlanta road skate and the New-York 100k.

A book and an online store

Bruno Pettersen-Coulombe is not just passionate about skating, he is also interested in science, maths, mechanic and business. Interests that made him launch two different projects regrouping all his interests. In 2014 he published a book entitled Le patinage de vitesse courte piste - Technique et principe mécanique (loose translation: Short track speed skating - technics and mecanical principles). A second edition with a lot more details came out in 2016. He is hoping to publish an english version soon. The idea behind this project took its roots from his desire to understand his beloved sport better. He alos has the feeling that Canada’s coaching revolves a lot around knowledge shared from coaches to coaches and not a lot on science and studies. Contradictions between coaches, cues given using feelings more than scientific facts, his thirst for answers pushed him to investigate. He ended up finding over sixty serious studies precisely focused on skating, all coming from Europe. Studies he had never heard of in the short track speed skating world here in Canada. Out of these studies and his researches, he wrote what could be call the first complete book on the short track technics and mechanical principles.


Interested in offering the afiocionados another option to buy inline speed skating material, the young man also opened an online shop: Optimal Skating ( www.optimalskating.com )


Even though he is presently getting into another activity linked to speed that will allow him to use his scientist brain a lot, karting, speed skating will always occupy a major part of his life.

For more informations about his book or to do business with Bruno Pettersen-Coulombe, make sur to visit his Website at: www.optimalskating.com

Un esprit scientifique dans le corps d’un athlète.


Texte:Carl Savard
Photos: Marc-Antoine Caron, Peter Doucet et Passion/Patin/Vitesse

Patineur de vitesse sur courte piste, recordman du monde au 24h Roller de Montréal, auteur d’un livre sur les techniques et la mécanique du courte piste, fraîchement nommé à titre d'entraîneur chef du Club de patinage de vitesse région Lanaudière (CPVRL), fondateur d’une boutique de vente d'équipements de roller, Bruno Pettersen-Coulombe est un passionné avide de réponses et de solutions. Un esprit scientifique dans le corps d’un athlète.

La glace

Bien que son intérêt pour le patinage pris naissance avec le film D2: Les Mighty Ducks, l’idée de pousser une rondelle vers un but n'éveillait pas les passions chez lui autant que l’idée de filer à vive allure sur la glace. En 1998 alors qu'il regarde les Jeux Olympiques de Nagano à la télévision, le jeune Bruno fait une découverte incroyable: l’existence du patinage de vitesse courte piste. Habitant Varenne à l’époque, il débute sa carrière sur glace au Club de patinage de vitesse de Sainte-Julie. Il se joindra plus tard au club Montréal-Gadbois et atteindra éventuellement le groupe 1 du niveau Élite. Bien qu'il ait pris une pause l’an dernier, il songe à participer à nouveau à des compétitions en courte piste dans le future.

Le bitume

Durant son enfance, Bruno Pettersen-Coulombe patine à roulettes dans l’entrée de la résidence familiale avec des patins récréatifs peu efficaces. Un jour, l’un de ses oncles lui offre des patins avec des roues en uréthanes lui permettant de commencer à lancer des défis à ses amis se déplaçant en vélo. Il commence même à passer les journaux en patins,  sautant les trottoirs, montant les escaliers et évitant les obstacles avec brio.  C’est en 2007 que ce sport estival commence à prendre une plus grande place dans sa vie. Suite à une saison décevante sur glace, Pettersen-Coulombe a besoin de changer d’air. En faisant des recherches sur le Web, il tombe sur des informations concernant le 24H Roller de Montréal. Il décide de s’équiper et commence à rouler de façon plus sérieuse. Il tombe amoureux de l’événement et participe à toutes les éditions du 24H Roller de Montréal à partir de ce moment, mais aucune ne sera plus marquante que l’édition 2014.

Le record du monde

En janvier 2014, Pettersen-Coulombe s’entraîne en courte piste au CRCE. Allant à l’université le soir, s’entraînant tôt le matin et voyant son groupe d’amis patineurs prendre d’autres chemins ou cesser l’entraînement, la motivation est de moins en moins présente pour continuer de pousser sur la glace. Lors d’une soirée bien arrosée entre amis, le jeune homme lance devant tout le monde qu'il va battre le record du monde en solo du 24H Roller Montréal à la fin de l’été. Une semaine plus tard, un ami l’invite à joindre son équipe pour le 24H Roller, mais l'idée de le faire en solo et de battre le record est restée imprégnée dans sa tête. Personne, ne le fera changer d’idée, surtout pas en tentant de lui faire croire qu'il est un peu fou. Il commence alors à élaborer son plan de match et sa préparation et prend goût à être son propre coach, à gérer son horaire et à faire les recherches nécessaires pour s’assurer d’accomplir l’exploit de parcourir le plus de tours possible du Circuit Gilles-Villeneuve à Montréal en 24 heures.
Durant ses mois de préparation, un seul moyen de transport: ses patins à roues alignées. Partout. Tout le temps. En remplacement du vélo, du métro, de l’auto. Vivant des moments plus difficiles dans sa vie, ses entraînements et ce défi énorme qu'il s’est lancé lui permettent un équilibre dont il a grandement besoin. Au jour J, Pettersen-Coulombe prend rapidement de l’avance sur le recordman précédent, Christian Beausoleil, et tente de maintenir le plus longtemps possible un rythme lui permettant de garder cette avance. Après huit heures, tout semble bien allé. Une impression que sans être facile, ce ne sera pas aussi difficile qu'il l'envisageait. Puis, au levé du soleil, il frappe un mur. Tout à coup, le doute s’installe tranquillement et durant le dernier tiers du défi, il commence à se dire qu'il ne battra peut être pas le record. Alors que le moral des gens qui l’appuient est à la hausse et qu'ils commencent de plus en plus à croire en sa réussite, dans la tête de Bruno Pettersen-Coulombe tout commence à se bousculer. Il chute à deux reprises et la deuxième est de trop. Il s’emporte, invoque tous les saints du ciel et a l’impression qu'il ne pourra plus mettre un pied devant l’autre. Un ami arrive à le calmer et l’aide à focaliser sur seulement avancer. Il possède une avance importante sur le record et doit se concentrer seulement sur ne pas abandonner. Le record est toujours à sa portée.
Quelques heures plus tard, il passe la ligne d’arrivée avec 652,32km roulés en vingt-quatre heures, complétant 151 tours du circuit Gilles-Villeneuve. Cinq tours de plus que le record établie l’année précédente par Christian Beausoleil. Dans les minutes suivant son record, il annonce sans hésitation qu'il ne le fera plus jamais. Trois jours plus tard, il est déjà à évaluer comment il aurait pu optimiser sa performance. En ce moment, il ne ferme pas la porte à se relancer dans l’aventure un jour. Il a également d’autres grands défis de roues alignées en tête dont le Athens to Atlanta road skate et le New-York 100K.  

Un livre et une boutique en ligne

En plus d’être passionné par la pratique du patinage de vitesse sur glace et sur le bitume, Bruno Pettersen-Coulombe possède un esprit scientifique et un goût pour les affaires qui l’ont poussé à explorer d’autres avenues reliées à son sport favori. En 2014 il lance le livre Le patinage de vitesse courte piste - Techniques et principes mécaniques et lance une deuxième édition encore plus complète en 2016. À la base, c'est son désir de mieux comprendre son sport qui le pousse à faire des recherches intensives.. Il se questionne beaucoup sur le fait qu'aucun ouvrage n’existe vraiment sur le sujet et remet un peu en question le fait qu'au Canada, l’enseignement du sport qu'il affectionne est principalement basé sur le passage de l’information via les différentes générations d’entraîneurs. Des contradictions entre coachs, des explications données au feeling plutôt que basées sur des faits, un certain manque de rigueur scientifique.  Sa soif de savoir l’incite à pousser ses recherches et il découvre plus d’une soixantaine d’études poussées sur le patinage en provenance d’Europe. Des études dont il n’a jamais entendu parler ici et qu'il souhaite utiliser pour clarifier les techniques et principes mécaniques du patinage de vitesse courte piste. Un ouvrage que je recommande d’ailleurs à tous les fervents du sport ayant besoin de mieux comprendre le courte piste au niveau technique.

Bruno Pettersen-Coulombe a également mis sur pied, il y a quelques année, la boutique en ligne: Optimal Skating ( www.optimalskating.com )  Le désir d’offrir une option supplémentaire québécoise aux adeptes de patinage de vitesse à roues alignées quand vient le temps d'acheter de l'équipement est à l’origine du lancement de cette boutique.

Bien qu'il soit en train de développer un intérêt de plus en plus grandissant pour un autre sport de vitesse où son esprit scientifique pourra s’épanouir, le karting, le patinage de vitesse occupera toujours une place importante dans sa vie.

Pour plus d’informations concernant le livre Le patinage de vitesse courte piste - Technique et principe mécanique , vous pouvez contacter Bruno Pettersen-Coulombe via son site web www.optimalskating.com

12 juin 2017

Domination de Powerslide au Marathon de Dijon


Bart Swings et Ewen Fernandez de l'équipe Powerslide ont dominé la troisième manche de la World Inline Cup chez les hommes. La Française Chloé Geoffroy de Powerslide Ligne Droite crée la surprise et remporte le sprint féminin.

Par Jackob Savard
Photo Sylvie Geoffroy, Vrcv.com


De grands noms se sont présentés sur la ligne de départ de ce marathon, notamment Yann Guyader, Guillaume de Mallevoue et Quentin Giraudeau de Rollerblade, Martin Ferrié d'EO Skates et les patineurs de Powerslide Bart Swings, Ewen Fernandez et Peter Michael. 

Une attaque dès le départ du côté masculin

Peter Michael de Powerslide décolle à toute allure dès le départ, mais celui-ci se fait reprendre rapidement par un peloton très costaud. Ewen Fernandez renchérie alors avec une autre attaque très explosive dès le retour de Michael dans le peloton. Le belge Bart Swings, déjà quatre fois champion de ce marathon, ira le rejoindre à l'avant. 

Swings et Fernandez ont dominé du début à la fin et ont pris deux tours sur le peloton. Les deux coéquipiers ont roulé fort et ont fracassé le précédent record de près d'une minute en enregistrant un temps de 58:19. C'est le patineur solitaire d'EO Skates, Martin Ferrié, qui a complété le podium en remportant le sprint du peloton. 

Une course au sprint chez les femmes

Malgré quelques attaques de Flavie Balandras en début de course, le peloton des dames reste collé du début à la fin. Chloé Geoffroy, du club Voujeaucourt roller et portant les couleurs de Powerslide Ligne Droite, surprend tout le monde dans le dernier droit de la course et passe le fil d'arrivée en première position. L'Allemande Katharina Rumpus, meneuse de la coupe du monde, termine deuxième.

La prochaine manche de la World Inline cup se déroulera à Ostrava, en République tchèque, course auquelle certains des meilleurs patineurs ne participeront pas car ils se prépareront pour les Championnats européens et les World Games.

11 juin 2017

Powerslide dominates in Dijon


Bart Swings and Ewen Fernandez from Powerslide dominated the men's race at the third event of the World Inline Cup. Chloé Geoffroy from Powerslide Ligne Droite surprised everyone with a big sprint victory.
By Jackob Savard Photo from Sylvie Geoffroy, Vrcv.com

Some big names were on the start line of this marathon. Yann Guyader, Guillaume de Mallevoue and Quentin Giraudeau from Rollerblade, Martin Ferrie from EOSkates and the Powerslide skaters Bart Swings, Ewen Fernandez and Peter Michael.

A strong start in the men's marathon

Peter Michael from New Zealand started the race with a fast pace but the pack came back on him. Ewen Fernandez got out of the pack with an explosive attack. Bart Swings catched up on his french teammate and they sticked together for the entire race. 

Swings and Fernandez dominated the whole race and lapped the pack twice. They broke the event record with a time of 58:19. The french Martin Ferrie, solo skater from EOSkates completed the podium.

The sprint decided the women's race

Flavie Balandras did some strong attacks in the beginning of the race but she was not able to get rid of the pack. Chloé Geoffroy representing Powerslide Ligne Droite surprised the pack in the last line and was the first woman to finish the race. Katharina Rumpus from Germany finished second and will keep her first place in the World Inline Cup ranking. 

The next stage of the World Inline Cup will be held in Ostrava, Czech Republic but some of the best skaters will not be there because they are preparing for the European Championships and the World Games.